30/09/2022

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

La CIME dissipe le malentendu sur la démarche des confessions religieuses

Le communiqué des confessions religieuses appelant à la désignation des animateurs de la CENI a été mal interprété par des acteurs sociopolitiques, auprès de l’opinion. Sur ce, la Commission d’intégrité et médiation électorale -CIME- a effectué une sortie médiatique, à travers un communiqué de presse ce mardi 23 mars 2021, essayant de dissiper ce malentendu. Selon cette structure d’appui à la démocratie, les confessions religieuses ont toujours été d’accord sur les réformes électorales. À l’en croire, ces dernières n’ont fait que faire la pression à l’Assemblée nationale, pour que l’on commence par la réforme la moins compliquée, qui est celle de la loi organique.

Dans ce même communiqué de presse, la CIME a interpellé les acteurs politiques et sociaux “à ne pas jeter la confusion sur leur démarche”.

D’après ce communiqué, cette structure interconfessionnelle note que la démarche des confessions religieuses n’a, en aucun moment, remis en cause la nécessité d’opérer des réformes électorales avant la désignation des nouveaux animateurs de la CENI et la tenue des prochaines élections.

“La CIME rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il y a une nette distinction entre la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI et la loi électorale dont la réforme est plus complexe”, a rappelé le coordonnateur de cette structure des confessions religieuses, Imam Moussa Rachid.

Restant dans la même logique des évêques du Congo, la CIME plaide pour que l’Assemblée Nationale priorise la réforme de la loi organique. “La révision de la loi organique de la CENI permettra la mise en place dans les meilleurs délais d’une nouvelle CENI qui, du reste, apportera des avis techniques relatifs à la réforme électorale”, a-t-elle souligné.

Par ailleurs, cette plateforme ayant pour objectif de privilégier les élections libres, équitables et transparentes, félicite les acteurs politiques et sociaux dans un débat républicain en s’appuyant essentiellement sur des propositions concrètes en ce qui concerne les réformes électorales attendues.

Dans un communiqué rendu public, lundi 22 mars, le présidium de Lamuka dit non au message de confessions religieuses sur la désignation de nouveaux animateurs de la Centrale Électorale Nationale Indépendante -CENI-, et a estimé que la démarche des prélats n’est pas de nature à construire le pays sur la base de l’amour, de la vérité et de la crainte de Dieu.

Gabriella Malengo