Le dialogue politique reste, en Afrique, un outil privilégié pour résoudre les crises et favoriser la stabilité. L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, en sa qualité d’envoyé spécial de l’Union africaine, s’est distingué par une approche axée sur l’écoute, l’inclusivité et la recherche du consensus, notamment en République Démocratique du Congo (RDC).
Pour Madame Mauwa Lumière, cadre du mouvement AFC-M23, ce dialogue, pensé pour mettre fin à la crise politique congolaise et ouvrir la voie à une réconciliation nationale, devait s’appuyer sur la garantie de la communauté internationale. Elle estime toutefois que le processus est aujourd’hui fragilisé par la gouvernance actuelle du président Félix Tshisekedi.
La militante pointe particulièrement du doigt les arrestations d’opposants ainsi que la récente condamnation de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila par la Haute Cour militaire. Elle juge ces décisions politiques, injustes et dénuées de preuves solides, estimant qu’elles alimentent davantage l’instabilité chronique du pays.
Dans ce contexte, Madame Mauwa exige la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques ainsi que l’annulation des verdicts prononcés contre l’ancien président Kabila. Pour elle, ces mesures constituent un préalable indispensable à tout processus crédible de réconciliation.
Enfin, elle en appelle à la communauté internationale pour soutenir un dialogue réellement inclusif, seul garant d’une paix durable et d’une unité nationale effective en RDC.
Cito Anicet
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