29/09/2022

Le Regard

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RDC: la virulente réponse de Félix Tshisekedi à la CENCO

Voici le grand péché contenu dans la declaration des évêques de la Conférence épiscopale du Congo -CENCO- faite hier: « Au gouvernement,… de tout mettre en œuvre pour gagner le pari des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023, et pas après».

Un véritable toupet pour la Présidence de la République dont la Direction de communication a pris le malin plaisir de lyncher les évêques catholiques dans un long… très long communiqué publié sur la page officielle de cette dernière.

Ce communiqué déclaré à propos de la CENCO : «Des discours aux senteurs politiques, des accointances avec des officines obscures; tout ça est digne d’un activisme insurrectionnel et, cerise sur le gâteau, atteste des attitudes partisanes -ndlr: des évêques-, contraires à leur statut social». Difficile à croire. On croirait entendre l’ancien ministre des médias, Lambert Mende? Mais non, les rôles ont été juste changés.

Les hommes du Chefs de l’État vont plus loin: « on croirait à un désir de buzz ou à une polémique tendancieuse. Ils -les évêques cathos- ont, comme qui dirait, rajouté une couche aux hallucinations d’un journaliste en mal de sensation, Gauthier Rybisnki, d’une chaine française tout aussi critique à l’endroit du régime actuel, étalant ainsi à la face du monde des accointances mal dissimulées ».

Pour la Présidence de la République, cet intérêt toujours soutenu des prélats catholiques, traduit « un engagement excessif qui les places paradoxalement loin de leur sacerdoce et des lieux de culte ».

Et la présidence d’enfoncer : « Avec un engagement politique extrême, on a de nouveau la CENCO retrouvée dans le processus de désignation du successeur de Corneille Naanga à la tête de la Céni. Là encore, elle s’est faite grillée par des structures religieuses concurrentes qui ne supportaient pas son diktat », renseigne le communiqué qui omet pourtant que la famille politique du Président de la République, UDPS, a accompagné la démarche de la CENCO dans la rue, cassant même l’église du Révérend Sony Kafuta, alors représentant légal de l’église de réveil au Congo, coupable d’avoir était à la tête de la délégation des confessions religieuses qui ont remis le PV de désignation de Malonda à la présidente de l’Assemblée nationale de l’époque, Jeanine Mabunda.

Enfin, sans peut-être le vouloir, la présidence reconnaît la régularité de la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la CENI.

Joseph Malala