janvier 24, 2021

Le Regard

Vous souhaite meilleurs voeux 2021

RDC: Mubake qualifie le discours de Fatshi à la Nation de « phraséologie inutile »

0 Partages

Huit jours après l’audition du discours de Félix Tshisekedi sur l’État de la Nation, son ancien compagnon de lutte, Valentin Mubake sort de son silence.

Dans ce document de cinq pages signé le 20 décembre 2020, Valentin Mubake critique le discours du chef de l’État en quatre points, à savoir : le contexte, la forme, le fond et la conclusion.

Il rappelle que « le discours sur l’État de la nation est un exercice de redévabilité prévu à l’article 77 de la constitution. Il consiste à informer solennellement le peuple sur la situation qui prévaut dans tous les secteurs de la vie nationale et cela d’une année à l’autre en prenant à témoins ses représentants qui sont les députés et les sénateurs ». Et de souligner : «Il ne s’agit donc pas d’une occasion de faire des promesses, mais plutôt d’annoncer des décisions prises pour la bonne marche du pays».

Pour Valentin Mibale, la procédure en ce qui concerne la forme, n’a pas été respectée. «Le message à la nation s’adresse au Peuple à travers ses représentants, réunis en congrès. Et le Président de séance du congrès reçoit le chef de l’État, lui accorde la parole et à la fin de son adresse, lève la séance pour clôturer formellement la cérémonie car cette adresse n’appelle pas débat», souligne-t-il.

Mubake déplore la phraséologie inutile

Mubake va plus loin. «L’année dernière, nous avons réagi au discours sur l’État de la nation en fustigeant ce que nous avions qualifié de ‘Phraséologie inutile’ qui se répète malheureusement encore cette année 2020″, martèle-t-il.

Celui-ci estime qu’il est «surprenant de faire l’éloge du comportement des députés dans le sort réservé à la pétition engagée contre leur ancien bureau en estimant ce fait constitutif d’un indice sérieux de ‘maturité politique».

«La maturité ne peut jamais sous entendre un développement temporel négatif. Le fait d’accepter d’être chosifié, acheté quelle qu’en soit la raison, confirme plutôt la médiocrité grandissante dans le chef des acteurs qui ont mis en place la nouvelle fameuse majorité parlementaire dont l’avenir demeure incertain », argue-t-il.

Pour la situation sécuritaire du pays, Mubake n’est pas allé par le dos de la cuillère. «Le défi qualifié scandaleusement de l’insécurité à l’Est du pays, est l’illustration parfaite de l’incapacité du régime actuel de gouverner convenablement le pays et en assurer son intégrité territoriale», enchaîne-t-il.
Et Mubake de renchérir : «cette insécurité n’est que la conséquence de l’occupation du pays par des armées étrangères qui tuent, pillent quotidiennement les congolais. Le discours de l’année dernière, a craché sur la mémoire de ces morts en les versant dans le lot de dégâts collatéraux. Cette faute lourde n’a Pas été corrigée cette année 2020».

Une conférence internationale sur le Congo!

À en croire Mubake, ce deuxième discours à la Nation du pouvoir de Tshilombo, démontre, s’il le fallait, que le redressement du Congo à partir de ses forces internes dans le contexte actuel, est impossible. «Il nous faut recourir à l’aide de certains partenaires extérieurs», insiste-t-il.

Il rappelle à ce sujet son mémorandum adressé au président français, Emmanuel Macron, en Janvier 2020 lui demandant de parrainer une conférence internationale sur le Congo. Le buy de celle-ci est, renseigne-t-il, d’aider les RD-Congolais à mettre fin au désordre actuel qui menace, à terme, l’existence de ce grand et beau pays dont les conséquences, si le Congo disparaissait, seront incalculables pour l’humanité toute entière.

John Mpongo