16/03/2026

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

Accusé de promouvoir l’AFC de Nangaa sur les réseaux sociaux, l’informaticien Kasereka Selenge porté disparu

Sa famille vivement menacée par la milice «Force du Progrès» proche de l’UDPS, parti présidentielle et les services de sécurité, à Kinshasa. Cette dernière ne sait plus à quel saint se vouer.

Dans le feuilleton de la rébellion de Corneille Nangaa, leader de l’Alliance Fleuve Congo -AFC-, se trouverait un grand informaticien nommé Kasereka Selenge Yanick.

Ce technicien expert en Nouvelles technologies de l’information serait derrière plusieurs comptes et pages qui font la promotion de l’AFC sur Facebook, Instagram, Tiktok, X ex-Twitter…

Ami intime au rebelle Henry Magie, un fervent kabiliste qui a rejoint l’AFC en mars dernier, Kasereka Selenge est intensément recherché par les services de sécurité. Il a été cité par le prévenu Nkangya Nyamacho alias «Microbe» comme chargé des NTIC de l’AFC.

Depuis, sa femme, ses enfants et d’autres membres de sa famille sont en débandade, après avoir reçu des vives attaques de la part des miliciens urbains de «Force du Progrès» qui profitent de son absence.

Selon un des meneurs de «Force du Progrès» dans le quartier Manenga, madame Kahindo Laeticia sait exactement où se trouve son mari qu’ils qualifient de «rebelle et collaborateur stratégique» de Nangaa.

Rappelons qu’Henry Magie Walifetu, jusqu’il y a peu membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie -PPRD- de Joseph Kabila, a rejoint la coalition M23/AFC aux côtés de Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-.

Il a été présenté aux côtés d’Adam Shalwe, également ancien jeune cadre du PPRD, lors d’un meeting de cette coalition soutenue par le Rwanda, à Kiwandja, dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu.

Il a également été arrêté pour outrage au Chef de l’État Félix Tshisekedi en 2020 et condamné, avant d’être libéré en mai 2023, après avoir passé deux ans d’incarcération à la Prison centrale de Makala.

Roland Longela Maj