22/03/2026

Le Regard

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Commission «Vérité et Réconciliation»: chez Olenghankoy, l’Archevêque Dodo Kamba sollicite l’accompagnement du CNSA

Le Conseil Interreligieux Congolais -CIC- a rencontré le Président du Conseil National de Suivi de l’Accord -CNSA-, Joseph Olenghankoy ce jeudi 19 février 2026, dans le cadre de sa tournée de consultations sur la mise en place d’une commission «Vérité et Réconciliation», un préalable pour la tenue du dialogue national inclusif en vue.

Conduite par l’Archevêque Dodo Kamba son Président, une délégation du CIC a été reçue par Joseph Olenghankoy, dans son cabinet de travail à Kinshasa. Les deux personnalités ont échangé pendant deux heures sur le projet de mise en place d’une Commission «Vérité et Réconciliation», pensée comme un levier de décrispation et de justice transitionnelle afin de préparer le terrain d’un dialogue national inclusif.

«Il faut admettre que le contexte ici change parce que nous ne venons pas rencontrer le président Olenghankoy en tant qu’acteur politique, mais nous le voyons en tant que président d’une institution qui joue son rôle pleinement dans le pays », a précisé Dodo Kamba, indiquant avoir sollicité « les avis et les conseils » du patron du CNSA.

Le président du CIC a reconnu que la discussion a exigé de la pédagogie face aux attentes de son hôte : « Il y a eu des échanges à une hauteur telle que ça n’a pas été aussi facile de lui faire comprendre, parce qu’il avait besoin de toutes les assurances. Et nous les lui avons fournies ».

Pour le CIC, l’issue de cette audience est porteuse d’espoir, l’archevêque se disant rassuré quant à « l’accompagnement » du CNSA pour la suite du processus.

À en croire l’Archevêque, la commission «Vérité et Réconciliation» ne va en rien entraver ou retarder le dialogue national inclusif annoncé.

«Nous avons dit non, et nous le disons à haute voix : non. Notre démarche concourt à pouvoir baliser le chemin, faciliter les choses, et il n’y a rien qui contraigne quoi que ce soit», a-t-il rassuré.

Il a réitéré la mission de « pasteur » que s’assigne le CIC : instaurer un climat de confiance pour garantir l’inclusivité des futurs échanges, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Ouverture à la médiation angolaise et rigueur apostolique

Interrogé sur les consultations amorcées par l’Angola, le prélat a affirmé que son organisation reste « ouverte à toute approche », précisant que les initiatives régionales ne sont pas incompatibles avec la dynamique interne actuelle.

L’archevêque a insisté sur l’ADN de cette mission :« Notre démarche est purement pastorale. J’insiste : cela n’engage que notre apostolat d’abord, et notre organe confessionnel tel que nous l’avons conçu».

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Rappelons que la délégation du CIC avait fait le même exercice mercredi 18 février 2026 chez l’opposant Matin Fayulu à Faden House, confirmant sa détermination de consulter toutes les forces vives du pays.

René Kanzuku