20/03/2026

Le Regard

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Commission «Vérité et Réconciliation»:  la NOGEC de Constant Mutamba d’accord avec le Conseil Interreligieux congolais de Dodo Kamba

La délégation du Conseil interreligieux congolais -CIC- poursuit sa tournée de sensibilisation des partis et regroupements politiques congolais sur la mise en place d’une commission «Vérité et Réconciliation», préalable pour l’organisation du dialogue national inclusif en vue.

Conduite par l’Archevêque Dodo Kamba son Président, la délégation du CIC a été reçue ce mercredi 25 février 2025 par le Président a.i. de la Nouvelle génération pour l’émergence du Congo -NOGEC-,  le député national Van Walesa Kapenda.

Après leurs échanges, l’Archevêque Dodo Kamba a affirmé devant la presse que la NOGEC, parti politique cher à l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a accueilli favorablement l’initiative de mise en place d’une commission « Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale », destinée à ouvrir la voie à un dialogue national inclusif, fondé sur la décrispation et la justice transitionnelle.

«Il faut admettre ici que la NOGEC a apprécié notre initiative et a dit que si de telles initiatives étaient lancées plus tôt, ça aurait évité peut-être beaucoup de cas que nous déplorons ici dans notre pays », a confié le président du CIC à la presse.

S’agissant de l’intention de se rendre à Goma pour rencontrer des groupes armés et le risque d’une interférence avec la démarche annoncée par le chef de l’État, l’homme de Dieu a rappelé les limites de son action pastorale : « Notre travail consiste à échanger avec tous ceux qui sont concernés dans le conflit. Mais pour y aller, je le dis clairement, pour aller à Goma rencontrer les autres, il faudrait, au préalable, que nous ayons l’autorisation du chef de l’État. On ne peut pas se permettre de faire comme ça».

Et de préciser : « Nullement dans notre tête l’idée d’entraver ou de nous opposer à l’initiative du chef de l’État. Nous ne pouvons pas nous opposer à l’initiative du Chef de l’État ou encore au travail qu’il a déjà entamé. » Et de conclure : « La seule personne qui peut nous orienter dans ce que nous devons faire de plus ou de moins, ce n’est que le chef de l’État».

Par ailleurs, la NOGEC a soumis au CIC ses préoccupations liées à la situation de son autorité morale. Sur ce point, l’Archevêque a indiqué que ces doléances seraient intégrées dans le rapport de la délégation : « Partout où nous passons, nous collectons les desiderata. » Puis : « Nous allons dresser un rapport à mi-parcours que nous remettrons à qui de droit, question de prodiguer quelques orientations en termes de conseils pour trouver également la décrispation que nous souhaitons».

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Réaffirmant l’esprit de sa mission, l’archevêque Dodo Kamba a souligné que le CIC entend « proposer et prodiguer des conseils pour pouvoir venir à une décrispation », tout en invitant à « dialoguer, échanger autour du relèvement du pays », dans un cadre complémentaire aux démarches déjà engagées par le Président de la République.

René Kanzuku