20/05/2024

Le Regard

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Découverte : Marie-Louise Motumbe ou l’identité d’une féminité positive

En Afrique subsaharienne, plusieurs femmes font l’objet de discrimination. La chosification de leur corps, fondement de l’esclavage, constitue peut-être la violence la plus fondamentale à leur égard. Mais il existe des figures emblématiques qui incarnent les valeurs d’une féminité positive.

Pour l’écrivaine Sénégalaise Ndeye Fatou Kane, l’Afrique est un continent aux expériences politiques, historiques et culturelles diverses, et donc aux réalités féministes tout aussi variées. Doit-on parler de la «féminité positive» dans la société Congolaise ? Marie-Louise Motumbe en porte l’image.

Citoyenne Congolaise et native de Gbadolite, Marie-Louise vit à Kinshasa et est diplômée en Pédagogie Générale depuis 2014 en Gbadami Institut. Âgée d’une vingtaine d’années révolues, elle est licenciée en Gestion des Ressources Humaines au département de l’Économie de l’Université Pédagogique Nationale de Kinshasa.

Méconnue du grand public, Marie-Louise Motumbe est engagée dans la lutte pour le changement dans la gestion de la res publica. Elle milite pour l’avènement d’une nouvelle ère dans l’espace Congolais, réconcilié avec son peuple et construit sur base d’une philosophie humaniste.

Pour cette héritière de la vision de la reine Nzinga, elle rêve d’un « _Congo qui, dans sa substance, sera une réponse au besoin des africains inquiets, et avec raison, devant la forte dépravation des mœurs due à l’occidentalisation du monde,_ »

À ajouter : « _laquelle occidentalisation plonge l’homme dans un consumérisme dégradant, détruit les valeurs traditionnelles des peuples africains, tue la famille, annihile toute espérance de l’affirmation des peuples africains et de leurs cultures, et ruine sa société._ »

Démocrate par conviction, signalons que cette femme d’honneur est la représentation in extenso de la libre pensée. Marie-Louise Motumbe incarne la figure féroce d’une féminité positive, laquelle participe dans l’acceptation de la dignité humaine.

Justice Kangamina Musingilwa