09/06/2026

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

L’Eglise du Christ au Congo dit poliment «non» au changement de la constitution

L’Église du christ au Congo -ECC- a ouvert vendredi 5 juin à Kinshasa, une séquence de débat constitutionnel lors de sa session extraordinaire, au cours de laquelle les acteurs principaux de l’opposition et du pouvoir ont été entendus à tour de rôle.

Le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata et le président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, ont défendu la thèse du changement constitutionnel au nom du camp présidentiel. A son tour, Martin Fayulu, président de l’Ecidé a, au nom de l’opposition, avancé des arguments de leur lutte contre la réforme constitutionnelle.

48 heures après avoir entendu les deux camps opposés sur cette question qui divise, l’ECC a, de manière indirecte, rejeté le changement de la constitution envisagé par le Président Tshisekedi, évoquant l’article 220.

Dans une déclaration signée dimanche 07 juin 2026, par son représentant légal, le Révérend André-Gédéon Bokundoa, l’Eglise du Christ au Congo -ECC- appelle plutôt à un cadre inclusif et apaisé conforme aux articles 5, 218, 219 et 220, prônant la «sagesse divine» et les valeurs ontologiques africaines de l’arbre à palabre, contrairement à l’Eglise de Réveil du Congo dirigée par Evariste Ejiba qui multiplie les campagnes de sensibilisation sur le changement de la constitution.

Dans le même document, l’ECC a clairement manifesté son soutien à un dialogue démocratique national inclusif, en rapport avec les résolutions 2773/2808 des Nations unies, l’Union Africaine, Union Européenne et les accords de Washington/Doha.

«Abonnez-vous à notre chaîne WhatsApp en cliquant ici, pour ne rien rater de nos brèves d’information»

«L’Eglise du Christ au Congo estime qu’une initiative de réforme constitutionnel dans le contexte actuel doit impérativement répondre à l’exigence d’un cadre national inclusif et apaisé. Le dialogue démocratique national et inclusif, reste la voix idoine dans ce contexte précis, conformément aux résolution 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, les résolutions de l’Union africaine et de l’Union européenne ainsi que des accords de Washington et de Doha. Nous sommes un peu uni par le sol et dans l’effort pour l’indépendance c’est notre hymne national. Nous avons un bon et riche pays», a-t-on lu.

René Kanzuku