En marge d’un sommet international à New Delhi, en Inde, le patron d’OpenAI, Sam Altman, a appelé à une régulation urgente de l’intelligence artificielle. Il évoque la création d’une structure mondiale comparable à l’Agence internationale de l’énergie atomique pour encadrer le développement de cette technologie jugée déterminante pour l’avenir de l’humanité.
Les prochaines années seront décisives. C’est l’avertissement lancé jeudi 19 février 2026 à New Delhi, par Sam Altman, dirigeant d’OpenAI, entreprise à l’origine de ChatGPT. Face à l’accélération fulgurante de l’intelligence artificielle, il estime que le monde entre dans une phase critique.
«Les prochaines années constitueront un test pour le monde, alors que cette technologie progresse à un rythme rapide », a-t-il déclaré lors du quatrième sommet mondial consacré à l’IA, organisé autour du Premier ministre indien Narendra Modi.
Un besoin “urgent” de règles
Pour le patron d’OpenAI, l’encadrement réglementaire n’est plus une option mais plutôt une nécessité immédiate: « Je ne suggère pas que nous n’avons pas besoin de régulation ou de protections. Nous en avons besoin d’urgence, comme pour toute technologie d’une telle puissance ».
Altman propose d’aller plus loin qu’un simple cadre national. Il évoque la création d’un organisme international capable de coordonner les efforts des États, à l’image de l’Agence internationale de l’énergie atomique -AIEA-, qui supervise l’usage du nucléaire à l’échelle mondiale.
Objectif : éviter les dérives, harmoniser les normes et prévenir une course incontrôlée à la puissance technologique.
Démocratiser ou concentrer le pouvoir
Au-delà de la régulation, Sam Altman met en garde contre la concentration excessive de l’intelligence artificielle. «La démocratisation de l’IA est le meilleur moyen de faire en sorte que l’humanité prospère », a-t-il soutenu, estimant qu’une centralisation entre les mains d’une seule entreprise ou d’un seul pays serait dangereuse.
L’enjeu dépasse la simple innovation technologique. Il touche à l’équilibre géopolitique, à la souveraineté numérique et à la redistribution du pouvoir économique mondial.
Impact sur l’emploi
Interrogé sur les craintes liées au marché du travail, Altman adopte une position mesurée. Selon lui, si chaque révolution technologique bouleverse l’emploi, l’histoire montre que de nouvelles opportunités émergent systématiquement.
«La technologie bouleverse toujours le marché de l’emploi, mais nous trouvons toujours quelque chose de nouveau et de mieux à faire », a-t-il souligné.
Un tournant stratégique
Le sommet de New Delhi, qui réunit dirigeants politiques et figures majeures de la tech, intervient dans un contexte de compétition mondiale accrue autour de l’intelligence artificielle. Pour Altman, la question n’est plus de savoir si l’IA transformera le monde, mais comment elle le fera.
« Nous pouvons choisir de donner plus de pouvoir aux gens, ou alors de concentrer ce pouvoir », a-t-il conclu.
Un choix stratégique qui déterminera l’équilibre des forces technologiques et politiques des prochaines décennies.
Schilo Citeng
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