Alors que la rentrée académique 2025-2026 est imminente, le Réseau des professeurs d’universités du Congo (RAPUICO) menace de durcir le ton face à ce qu’il qualifie d’inaction gouvernementale. En ligne de mire : le non-respect des engagements pris dans l’Accord de Bibwa II.
Réunis à Kinshasa le 4 octobre, les membres du Bureau de coordination nationale du RAPUICO ont tiré la sonnette d’alarme. Malgré l’Accord de Bibwa II signé en septembre 2024, le gouvernement congolais n’a respecté qu’un seul engagement sur douze. Une situation jugée intenable par le corps professoral, qui avait pourtant décrété une trêve syndicale unilatérale depuis novembre 2024, espérant un apaisement.
Un an après, la désillusion est palpable. « Le gouvernement affiche un manque de considération manifeste envers le secteur », déplore le communiqué du RAPUICO, pointant une répartition jugée inéquitable des efforts budgétaires.
Le réseau rappelle que la trêve, décrétée en pleine crise sécuritaire à l’Est, visait à alléger la pression sur l’État. Une patience qui semble aujourd’hui épuisée. L’organisation appelle à une reprise urgente du dialogue, en insistant sur la convocation de la commission de suivi de Bibwa II.
Sans amélioration rapide, le spectre d’un mouvement de grève national plane sur les universités. « Seule la lutte libère », conclut sèchement le communiqué, sonnant comme un avertissement au gouvernement.
Justice Kangamina M.
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