La semaine culturelle boyomaise s’est achevée ce dimanche dans une atmosphère de célébration et d’effervescence artistique. À l’Espace Culturel Ngoma, le public, venu en grand nombre, a assisté à une dernière soirée marquée par une succession de prestations où se sont entremêlés mouvement, poésie et musique. Les corps ont parlé avec une intensité rare, portés par une chorégraphie expressive qui a immédiatement enveloppé la salle.
Le slam s’est invité avec force grâce à Haut Parleur, champion de la catégorie au Festival Elongo. Avec ses vers ciselés et sa présence scénique affirmée, il a livré un moment suspendu où se mêlaient profondeur, critique et émotion brute. Son passage a rappelé la place essentielle du slam dans la scène boyomaise, espace d’expression libre et d’interpellation collective.
Un concert acoustique a ensuite habillé le podium Pierre Laglie d’une ambiance chaleureuse et enveloppante. Guitares, voix et nuances sonores ont offert un moment de respiration, presque intime, dans une soirée pourtant chargée en énergie. Le public, attentif puis exalté, a accompagné chaque note avec un enthousiasme communicatif.
Ce qui a marqué cette clôture, au-delà des performances, c’est la vigueur du public. Les applaudissements prolongés, les encouragements, les interactions spontanées ont donné à l’événement un caractère profondément vivant. Kisangani, une fois de plus, a montré qu’elle sait accueillir et célébrer ses artistes avec ferveur.
Cette dernière soirée vient refermer une édition qui aura révélé, tout au long de la semaine, la richesse et la diversité de la création boyomaise. Une clôture lumineuse, à l’image de ceux et celles qui façonnent chaque jour le paysage culturel de la ville.
Justice M. Kangamina
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