14/05/2026

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

Ituri: près de 80% des cas de traite des êtres humains liés à la pauvreté, selon une étude

Un atelier de restitution d’une étude sur les tendances de la traite des êtres humains et du trafic des migrants dans les zones frontalières entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda s’est tenu mardi 12 mai 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

La rencontre a réuni une soixantaine de participants venus des territoires frontaliers d’Aru, d’Irumu, de Mahagi et de Djugu. Des représentants des services étatiques, des organisations de la société civile ainsi que des acteurs engagés dans la protection des migrants et des droits humains ont également pris part aux échanges.

L’objectif de cet atelier était de présenter les résultats de l’étude, de permettre des discussions entre experts et parties prenantes, puis d’organiser des travaux en groupes autour de la mise en œuvre des recommandations formulées.

Au cours des travaux, le maître de cérémonie, le docteur Fils-Lien Ely Thélot, a indiqué que près de 80 % des cas de traite des êtres humains recensés dans la province seraient liés à la pauvreté. Selon les données présentées, plus de 245 enfants auraient disparu en l’espace d’une année, tandis que plusieurs victimes de trafic auraient été identifiées sur l’axe frontalier entre la RDC et l’Ouganda.

L’atelier a été présidé par Dieudonné Omosombo, directeur adjoint du cabinet du gouverneur militaire chargé de l’Économie et des Finances. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Borderlands, mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations avec l’appui financier de l’Union européenne.

Thierry Bahati Rafiki