26/07/2026

Le Regard

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Paix en RDC: les Nations Unies et le Gouvernement renforcent leur partenariat autour du plus grand portefeuille du Fonds pour la consolidation de la paix

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies ont franchi une nouvelle étape dans leur partenariat en faveur de la stabilité du pays. Réuni à Kinshasa, le Comité de Pilotage Conjoint du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix -PBF- a tenu sa première session statutaire de l’année 2026 afin d’évaluer les progrès réalisés, de renforcer les mécanismes de coordination et de définir les priorités d’intervention pour les prochains mois.

La réunion, coprésidée par le Secrétaire général au Plan, représentant le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, et par le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en RDC, Damien Mama, a réuni des représentants du Gouvernement, des agences onusiennes, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des structures bénéficiaires du Fonds.

Au cœur des échanges figurait l’évolution du portefeuille national du PBF, qui atteint aujourd’hui un niveau inédit en République démocratique du Congo.

«Cette session se tient à un moment important pour le Fonds pour la Consolidation de la Paix en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, la RDC gère le portefeuille le plus important jamais financé par le PBF depuis le début de son intervention dans le pays», a déclaré Damien Mama.

Selon le Coordonnateur résident par intérim des Nations Unies, cette progression traduit la confiance renouvelée du Secrétaire général des Nations Unies et du Bureau de consolidation et d’appui à la paix envers la RDC, ses institutions et ses populations dans leur quête de paix, de stabilité et de développement durable.

Les provinces davantage impliquées

Cette première session de l’année 2026 s’est également distinguée par une forte implication des provinces. Les ministres provinciaux du Plan du Kasaï, du Kasaï Central, du Tanganyika, du Mai-Ndombe, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri ont pris part aux travaux, illustrant la volonté de territorialiser davantage les actions de consolidation de la paix.

Cette approche vise à rapprocher les interventions des réalités locales, tout en assurant une meilleure cohérence entre les priorités nationales et les besoins des populations.

Les participants ont par ailleurs passé en revue les avancées enregistrées depuis la précédente réunion tenue en février 2026. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les institutions nationales, les autorités provinciales et les partenaires afin d’améliorer l’efficacité, la complémentarité et la pérennité des interventions sur le terrain.

Une feuille de route pour une paix durable

La réunion a également permis de réaffirmer les principales recommandations issues de l’évaluation indépendante du portefeuille 2019-2024. Celles-ci mettent notamment l’accent sur le renforcement du leadership des institutions nationales et provinciales, une meilleure coordination des acteurs et le développement de mécanismes performants de suivi des résultats.

Pour le Secrétaire général au Plan et à la Coordination de l’aide au développement, Daniel Epembe, la réussite de cette mission repose sur une action concertée.

« C’est ensemble que nous devons orienter nos interventions vers les besoins les plus pressants des populations affectées, mieux articuler les actions de sécurité, de relèvement et de développement, et promouvoir une gouvernance transparente et responsable », a-t-il déclaré.

 

À travers cette première réunion statutaire de 2026, le Comité de Pilotage Conjoint réaffirme sa volonté de garantir une mise en œuvre coordonnée, inclusive et orientée vers les résultats du portefeuille du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix.

Un engagement qui vise à renforcer la stabilité, la cohésion sociale et le développement durable en République démocratique du Congo, alors que plusieurs provinces de l’Est continuent de faire face aux conséquences des conflits armés et des crises humanitaires.

René Kanzuku