La République démocratique du Congo et l’Angola franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Les deux pays voisins ont signé, mercredi à Luanda, l’avenant au contrat de partage de production de la Zone maritime d’intérêt commun -ZIC-, un accord qui ouvre la voie au démarrage effectif de l’exploitation pétrolière dans cet espace partagé.
La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures de la RDC, Acacia Bandubola Mbongo, et le ministre angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Pedro Azevedo, ont procédé, ce mercredi 22 juillet 2026 à Luanda, à la signature de l’avenant au contrat de partage de production régissant la gouvernance de la Zone maritime d’intérêt commun.
Cet acte juridique marque l’aboutissement des derniers ajustements administratifs, financiers et légaux nécessaires au lancement des activités d’exploitation pétrolière dans cette zone maritime partagée entre les deux pays.
Prenant la parole à l’issue de la cérémonie, Acacia Bandubola a salué un accord qui traduit, selon elle, la volonté politique des présidents Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et João Lourenço de renforcer le partenariat stratégique entre la RDC et l’Angola.
«Cette rencontre est avant tout l’expression d’une volonté politique partagée, celle de deux chefs d’État qui ont choisi de faire de la confiance, du dialogue et d’un destin commun le fondement de la relation entre nos deux nations. L’amitié construit des ponts là où les seuls intérêts ne dressent que des frontières», a déclaré la ministre d’État.
Elle a également rendu hommage aux équipes techniques des deux pays, estimant que cette avancée est le fruit d’un travail de longue haleine. «Les grandes réalisations diplomatiques ne sont jamais le fruit du hasard, mais celui de la constance», a-t-elle souligné.
Vers des retombées économiques concrètes
Pour Kinshasa et Luanda, l’enjeu consiste désormais à traduire cet accord en résultats économiques concrets. Les deux gouvernements ambitionnent de faire de la Zone maritime d’intérêt commun un modèle de coopération sous-régionale fondé sur la transparence, la confiance mutuelle et une gestion concertée des ressources naturelles.
Dans cette perspective, la RDC a déjà désigné ses représentants appelés à siéger au sein de la Commission interministérielle du comité de direction de la ZIC ainsi qu’à la Commission de suivi et de gestion du compte conjoint, chargées d’assurer la mise en œuvre des engagements pris.
La signature de cet avenant vient couronner plusieurs mois de travaux techniques menés par les experts congolais et angolais afin d’harmoniser les aspects juridiques et opérationnels du projet.
Selon la Cellule de communication du ministère des Hydrocarbures, cette mission s’inscrit dans la vision diplomatique et économique portée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et mise en œuvre sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
À son arrivée à Luanda, la ministre d’État Bandubola, accompagnée notamment de l’ambassadeur itinérant du Chef de l’État, Antoine Ghonda Mangalibi, avait été accueillie à l’aéroport international du 4-Février par l’ambassadeur de la RDC en Angola, Constantin Kalala Mayiba.
Avec cette signature, la RDC et l’Angola ouvrent une nouvelle phase de leur partenariat énergétique, marquée par la perspective du démarrage effectif de l’exploitation pétrolière dans la Zone maritime d’intérêt commun et par l’ambition de faire de cette coopération un levier de développement pour les deux pays.
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