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À 48 heures de la mobilisation annoncée pour le 15 septembre, le Chef de l’État met en place un comité préliminaire chargé de préparer le dialogue national. Une nouvelle étape qui ouvre la voie aux consultations, sans pour autant faire retomber la tension politique.
Le pouvoir passe de l’annonce aux premiers actes. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a institué, dimanche 13 septembre 2026, un comité préliminaire chargé de préparer le dialogue national, selon une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise -RTNC-. L’initiative intervient dans une séquence politique tendue, à deux jours de la marche annoncée par la Coalition Article 64 -C64- dans la capitale.
Placé sous l’autorité du président de la République, ce comité doit préparer les aspects matériels, logistiques et sécuritaires du futur dialogue. Il aura également pour tâche d’établir les premiers contacts avec les acteurs nationaux et internationaux, avant la mise en place d’une Commission préparatoire.
La nouvelle architecture sera dirigée par un coordonnateur et un coordonnateur adjoint, auxquels s’ajouteront des membres, onze experts techniques et des personnes-ressources. Les responsables seront nommés par le Chef de l’État et rendront régulièrement compte de leurs travaux, selon l’ordonnance.
Cette étape donne ainsi une première traduction institutionnelle à l’annonce faite le 27 août dernier par Félix Tshisekedi concernant la tenue d’un dialogue national. Mais elle ne constitue encore que la phase préparatoire du processus. Les noms des responsables, le calendrier détaillé, les modalités de participation et l’agenda des discussions restent notamment attendus pour le moment.
Le 15 septembre toujours dans le viseur
L’annonce présidentielle intervient alors que la C64 maintient son appel à la mobilisation pour le mardi 15 septembre 2026. La plateforme, qui porte notamment des revendications liées à la situation politique et institutionnelle du pays, n’a pas annoncé de retrait de son mot d’ordre à la suite de la mise en place du comité.
Le face-à-face politique ne disparaît donc pas avec l’annonce du dialogue. D’un côté, le pouvoir veut désormais donner une forme concrète au processus de consultations. De l’autre, l’opposition entend maintenir la pression dans la rue.
Le prochain enjeu sera désormais la crédibilité du processus. Au-delà de la création du comité, son ouverture aux différentes composantes de la classe politique et de la société congolaise, la définition d’un calendrier et la clarification des objectifs du dialogue seront scrutées de près.
À Kinshasa, la séquence des prochains jours pourrait ainsi donner le ton de la suite du débat politique national: dialoguer autour d’une même table ou poursuivre la confrontation sur le terrain politique.
René Kanzuku
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