25/10/2026

Le Regard

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Crash de Kenge: les FARDC menacent le tiktokeur Kalonji Kabamba de justice

L’armée rejette les accusations du TikTokeur autoproclamé communicateur politique sur la mission des deux hauts magistrats militaires et dénonce des «affirmations sans fondement».

Les Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- sont montées au créneau après les déclarations du TikTokeur et YouTubeur Kalonji Kabamba au sujet du crash aérien survenu le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango.

Dans un communiqué daté du 27 septembre, l’État-major général dénonce ce qu’il qualifie de «manipulation» autour de la disparition du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire.

Kalonji Kabamba

Les deux hauts magistrats militaires ont péri alors qu’ils revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu. Le crash a également coûté la vie à plusieurs autres membres de la délégation et de l’équipage. Le bilan officiel a ensuite été porté à 17 morts. Face au drame, une enquête judiciaire a été ordonnée afin d’établir les faits, les circonstances et les causes précises de l’accident.

Dans sa mise au point, l’armée affirme que la mission effectuée à Kikwit par les deux magistrats relevait d’une «mission d’inspection judiciaire normale et officielle» entrant dans leurs compétences.

Les FARDC précisent également que les deux responsables militaires effectuaient habituellement ensemble ce type de déplacement, dans le cadre de leur organisation interne. Elles rejettent par ailleurs les déclarations de Kalonji Kabamba concernant notamment la disparition à Kamina d’armes antiaériennes et d’armes destinées aux snipers qui auraient, selon lui, été utilisées à Kenge. L’armée considère ces affirmations comme dépourvues de fondement.

Les FARDC indiquent enfin se réserver le droit de saisir la justice concernant ces déclarations, qu’elles estiment préjudiciables à leur honneur et à leur crédibilité. Elles appellent la population à ne pas accorder de crédit à ce qu’elles présentent comme des informations non fondées circulant sur les réseaux sociaux.

Rappelons par ailleurs qu’en juillet 2025, quelques mois avant son audience présidentielle de décembre, Kalonji Kabamba s’était fendu d’une vibrante déclaration d’admiration envers le Chef de l’État dans une vidéo devenue virale.

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S’adressant directement au Président Tshisekedi, l’influenceur affirmait: «Excellence Monsieur le Président de la République, il n’y a pas un homme sur toute la terre que Dieu aime comme vous. Donald Trump parle de vous chaque jour, il parle du Congo chaque jour, il vous appelle “leader”».

René Kanzuku