Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de la diffusion d’une vidéo de Fils Mukoko, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- et Directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa -RASKIN-.
Les propos rapportés dans cette séquence évoquent notamment la distribution d’armes dans des lieux publics ainsi que des menaces visant des ressortissants occidentaux en République démocratique du Congo.
L’affaire prend une dimension judiciaire après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dans laquelle Fils Mukoko déclare: «Nous allons distribuer des armes sur les terrains de football, nous allons distribuer des armes même dans les églises, nous allons distribuer des armes même dans les universités, et cette guerre que la Belgique et les Occidentaux cherchent sera générale».
Ces déclarations de ce responsable politique proche du parti présidentiel, ont conduit le ministère de la Justice à demander aux autorités judiciaires compétentes d’examiner les faits rapportés et d’en établir les circonstances.
Dans son communiqué n° 0037/CAB/ME/MIN/J&GS/2026, daté du 21 octobre 2026 à Kinshasa, le ministère souligne la gravité des propos relayés, qui feraient également état de menaces contre des ressortissants occidentaux présents sur le territoire congolais.
Le ministre Ngefa rappelle que la liberté d’expression, garantie par la Constitution, ne peut servir de prétexte à des menaces, à l’intimidation ou à des actes susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui.
«Dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée par la justice, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun», insiste le ministre dans le communiqué.
L’ouverture de cette enquête devra ainsi permettre aux autorités judiciaires de vérifier l’authenticité et le contexte des propos diffusés, d’en déterminer la portée et d’établir, le cas échéant, les responsabilités individuelles conformément à la législation en vigueur. À ce stade, l’annonce d’une enquête ne préjuge ni de la culpabilité de la personne concernée ni de l’issue de la procédure.
Le ministère de la Justice réaffirme, par ailleurs, la détermination du gouvernement à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, à préserver l’ordre public et à garantir le respect de la légalité sur l’ensemble du territoire national.
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Au-delà de la polémique suscitée par cette vidéo, cette affaire soulève des questions sensibles sur la responsabilité des acteurs politiques dans leurs prises de parole publiques, particulièrement lorsque celles-ci évoquent la circulation d’armes et des menaces susceptibles d’alimenter des tensions.
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