22/10/2026

Le Regard

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Tshuapa: le ministre Guy Isembili mise sur l’agriculture pour conquérir l’indépendance alimentaire

Le ministre provincial de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Guy Isembili, a appelé les agriculteurs, les jeunes et les partenaires du secteur à se mobiliser pour accroître la production locale.

Cet appel a été lancé à l’occasion du démarrage officiel de la campagne agricole 2026-2027, placée sous le thème «Cap vers l’indépendance alimentaire dans la province de la Tshuapa».

La province de la Tshuapa entend faire de l’agriculture un levier de son développement économique et de sa sécurité alimentaire. Le ministre Guy Isembili, a insisté sur la nécessité de valoriser les potentialités agricoles locales pour répondre aux besoins alimentaires de la population et réduire la dépendance aux approvisionnements extérieurs.

Dans son discours, le ministre a mis en avant les atouts de la province, notamment ses terres fertiles, ses ressources naturelles et le dynamisme de sa population.

Pour lui, l’indépendance alimentaire passe par une mobilisation collective, un meilleur encadrement technique des producteurs, l’utilisation de semences de qualité et l’adoption de bonnes pratiques agricoles.

Guy Isembili a ainsi exhorté les agriculteurs de tous les territoires de la Tshuapa à s’investir pleinement dans cette nouvelle campagne afin d’accroître la production vivrière. L’objectif est de renforcer les capacités locales de production, de mieux nourrir les communautés et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des ménages.

Au-delà des cultures vivrières, le ministre provincial a particulièrement insisté sur la sensibilisation autour de la distribution des plants de cacao. Cette initiative représente, selon lui, une occasion de diversifier les activités agricoles et d’améliorer durablement les revenus des producteurs.

Toutefois, Isembili a rappelé que la distribution des plants ne saurait suffire à garantir le succès de cette initiative. Il a appelé les bénéficiaires à assurer leur plantation et leur entretien dans de bonnes conditions, tout en invitant les services techniques compétents à veiller à un suivi rigoureux et transparent.

Le développement de la filière cacao ne doit cependant pas se faire au détriment des cultures vivrières. Le manioc, le maïs, le riz et les autres produits adaptés aux conditions locales doivent continuer à occuper une place importante dans les stratégies agricoles de la province. La priorité reste de garantir l’alimentation des populations, tout en favorisant la création de revenus complémentaires.

La jeunesse appelée à entreprendre dans l’agriculture

Le ministre a également adressé un message particulier aux jeunes de la Tshuapa, qu’il a invités à considérer l’agriculture comme un secteur d’entrepreneuriat, d’innovation et de création d’emplois, plutôt que comme une simple activité traditionnelle.

Selon Guy Isembili, les jeunes peuvent contribuer à la modernisation de l’économie provinciale en créant des exploitations agricoles, en développant des coopératives, en investissant dans la production du cacao et en transformant les produits locaux.

Cette implication de la jeunesse apparaît comme un enjeu important pour accroître les capacités de production de la province et offrir de nouvelles perspectives économiques aux populations.

Pour assurer la réussite de la campagne agricole 2026-2027, Guy Isembili a souligné la nécessité d’une collaboration entre les autorités provinciales et territoriales, les services techniques, les partenaires agricoles, les opérateurs économiques, les organisations paysannes et les communautés locales.

Réaffirmant l’engagement de son ministère à accompagner les producteurs et à promouvoir les bonnes pratiques agricoles, il a appelé les différents acteurs à traduire leurs engagements en actions concrètes sur le terrain.

À travers cette campagne placée sous le signe de l’indépendance alimentaire, la Tshuapa entend ainsi valoriser ses ressources agricoles, renforcer sa production vivrière et faire de l’agriculture un
instrument de lutte contre la pauvreté. Le défi sera désormais de transformer cette ambition en résultats tangibles pour les producteurs et l’ensemble de la population provinciale.

René Kanzuku