02/11/2026

Le Regard

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Fayulu: «Manassé Lomboto est mort de l’agression de la milice Force du progrès»

La mort de Manassé Lomboto continue de provoquer une confrontation entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo. Au lendemain des déclarations du Président Félix Tshisekedi à Moscou, qui a écarté la thèse de l’assassinat en affirmant que le militant avait succombé à une maladie, Martin Fayulu est monté au créneau pour maintenir la version défendue par l’opposition.

Dans une publication sur son compte X, ce dimanche 1er novembre 2026, le président de l’ECiDé a affirmé que Manassé Lomboto était décédé des suites de l’agression qu’il aurait subie le 15 septembre dernier, imputée à «la milice Force du progrès» de l’UDPS.

«Que le pouvoir de Kinshasa l’entende clairement: Manassé Lomboto est mort des suites de l’agression du 15 septembre, attribuée à la milice ‘’Force du progrès’’ de l’UDPS Tshisekedi. Aucune intimidation ne fera taire la vérité !», a écrit Martin Fayulu.

Il a également dénoncé ce qu’il considère comme un harcèlement visant les membres de Lamuka et de la Coalition C64, tout en réclamant une enquête indépendante et que justice soit rendue au militant décédé. Son message s’est terminé par le mot d’ordre: «#LibérezPrinceEpenge».

La réaction de Fayulu constitue ainsi un démenti direct à la version avancée par le Chef de l’État. Là où Félix Tshisekedi parle d’une maladie pour expliquer le décès du militant, l’opposant établit un lien direct entre l’agression du 15 septembre et sa mort. Il met également en cause la Force du progrès, structure présentée comme une milice proche de l’UDPS, le parti présidentiel.

Cette divergence intervient alors que l’affaire a pris une tournure judiciaire avec l’interpellation de Prince Epenge, le 25 octobre dernier, à l’aéroport international de N’djili. Poursuivi notamment pour propagation de faux bruits en rapport avec les circonstances de la mort de Manassé Lomboto, l’opposant a été transféré à la prison centrale de Makala.

En réclamant sa libération, Fayulu dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation des membres de Lamuka et de la C64.

Au-delà de cette confrontation entre deux versions politiques, la question centrale reste celle de l’établissement des circonstances exactes du décès de Manassé Lomboto.

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Aucune des déclarations contradictoires ne saurait, à elle seule, remplacer les conclusions d’une enquête indépendante, impartiale et étayée par des éléments médicaux et des témoignages. C’est précisément ce que réclame Martin Fayulu, qui entend maintenir la pression sur les autorités avec son mot-dièse: « #LibérezPrinceEpenge».

René Kanzuku