Née à Goma dans le Nord-Kivu, fille de Mbusa Barehenie et Kavira Marcella, Madame Phoibe Kahambu a forgé ses convictions au fil d’un brillant parcours académique, de l’É.P. Himbi aux humanités en section littéraire option Latin-Philo à l’Institut Himbi, jusqu’à son diplôme en Droit Public International à l’Université de Goma -UNIGOM-.
Révoltée par la situation critique du peuple congolais, elle transforme son indignation en action dès 2012 en devenant cofondatrice du mouvement citoyen Lutte pour le changement -LUCHA-.
Ce premier engagement marque le point de départ d’une vie dédiée à la défense des droits humains et à l’émergence d’une société plus juste.
Aujourd’hui Présidente du Conseil d’Administration -PCA- de l’organisation nationale BADILIKA, elle mène une lutte acharnée pour la justice sociale, la promotion des droits fondamentaux et la protection de l’écosystème.

Son combat s’étend également à la capitale en tant que membre de la coordination nationale de la Dynamique des Femmes Engagées du Congo -DYFECO-, où elle s’attaque à l’insalubrité devenue chronique de Kinshasa.
Face aux catastrophes environnementales répétées, inondations meurtrières en saison de pluie et chaleurs accablantes en saison sèche, elle pointe du doigt la mauvaise gestion des déchets et le manque d’éducation civique sur le traitement des plastiques usagés.
Pour Phoibe Kahambu, le salut de la RDC repose sur une prise de conscience collective, car «le changement commence par nous-mêmes». Joignant le geste à la parole, elle lance un appel pressant aux habitants des communes de Barumbu, Kinshasa et Gombe, avant un déploiement général : «pour s’engager, l’adhésion fixée à seulement 3 000 FC, octroyant un contrat officiel et deux sachets poubelles par ménage».
«Nos véhicules passeront deux fois par semaine pour la collecte. Le tarif mensuel des ménages dépendra ensuite de leur production de déchets : 10 000 FC pour une petite quantité, 15 000 FC pour une quantité moyenne, et 25 000 FC pour les volumes plus importants», a-t-elle précisé.
Et d’ajouter : «Quant aux écoles, églises, restaurants, entreprises et établissements, les tarifs seront fixés sur mesure après notre évaluation. Abonnez-vous pour que nous assurions ensemble un Congo propre et sans inondations !»
Anicet Cito
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