07/12/2025

Le Regard

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Biodiversité : disparu, le Pangolin signe son grand retour au Parc National de l’Upemba

Le pangolin, l’un des mammifères les plus discrets et menacés d’Afrique, a refait surface dans le Parc national de l’Upemba, situé dans le Haut-Lomami, au sud-est de la République démocratique du Congo.

Cette observation rare, confirmée par des images rendues publiques ce mardi matin, marque un tournant dans les efforts de conservation entrepris par les équipes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

« C’est avec une immense fierté que l’ICCN salue la publication de ces images incroyables : le pangolin, gardien discret de nos forêts, est de retour au Parc national de l’Upemba. Cette nouvelle n’est pas seulement un indicateur de bonne santé pour notre biodiversité, elle est la preuve tangible que le travail acharné et les sacrifices de nos écogardes sur le terrain sont efficaces », a déclaré l’ICCN dans un communiqué diffusé sur ses réseaux.

Pour les spécialistes de la faune, le retour de cet animal insectivore est un signe encourageant de la résilience de l’écosystème local. Il témoigne d’une amélioration des conditions environnementales et d’une baisse du braconnage grâce au renforcement des patrouilles de surveillance et à la sensibilisation des communautés riveraines.

Le pangolin, rappelons-le, est une espèce strictement protégée par la législation congolaise et par la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES).

Longtemps victime du trafic illégal pour ses écailles et sa chair, il avait disparu de plusieurs zones protégées du pays. Son retour à l’Upemba redonne espoir aux écologistes qui militent pour la restauration complète de la faune sauvage congolaise.

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Les autorités de l’ICCN promettent de poursuivre leurs efforts pour consolider cette avancée, en multipliant les actions de protection et de suivi écologique. Ce succès symbolique, fruit d’années de travail, vient rappeler que la conservation, lorsqu’elle est soutenue et participative, peut bel et bien inverser le déclin de la biodiversité.

Justice M. Kangamina