07/12/2025

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

Sud-Kivu: le cessez-le-feu signé à Doha déjà violé entre les FARDC et le M23

À peine vingt-quatre heures après la signature à Doha de l’accord sur le mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et le mouvement armé M23, les combats ont repris ce mercredi matin dans certaines zones du Sud-Kivu.

Selon plusieurs sources locales concordantes, les affrontements opposent les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux combattants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23). Ces nouveaux accrochages surviennent alors même que les deux parties s’étaient engagées à observer un cessez-le-feu permanent et à collaborer sous la supervision du mécanisme de vérification prévu par l’accord de Doha.

Des témoins sur place signalent des mouvements de troupes et des tirs d’armes lourdes dans certaines localités du Sud-Kivu, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué. L’armée congolaise n’a pas encore réagi publiquement à ces informations, tandis que le M23 reste silencieux.

L’accord signé mardi à Doha avait été présenté comme une étape majeure vers la désescalade, après des mois de combats meurtriers dans l’Est du pays. Il avait été paraphé par Sumbu Sita Mambu, haut représentant du président Félix Tshisekedi, pour le compte du gouvernement congolais, et par René Abandi, négociateur principal de l’AFC/M23.

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Cette reprise des hostilités remet déjà en cause la crédibilité du processus de paix amorcé au Qatar et soulève des inquiétudes quant à la mise en œuvre effective du mécanisme de vérification. Plusieurs observateurs craignent que le front ne s’élargisse à d’autres territoires de l’Est, où les tensions restent vives malgré les appels à la retenue.

La Rédaction