14/03/2026

Le Regard

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Cyberdéfense: le rôle stratégique du CNC dans la sécurité numérique en RDC

Avec la montée en puissance des nouvelles technologies de l’information et de la communication , la cyberdéfense s’impose comme un pilier essentiel de la sécurité des États. La protection des infrastructures numériques, des systèmes d’information et des données sensibles constitue désormais un enjeu stratégique majeur pour les nations.

À l’instar de la République démocratique du Congo , engagée depuis plusieurs années dans le renforcement de sa sécurité numérique à travers la création du Conseil national de cyberdéfense (CNC) et d’autres structures spécialisées, le pays s’est doté d’un mécanisme chargé de coordonner la cyberdéfense et de lutter contre la cybercriminalité sur l’ensemble du territoire national.

Jean Claude Bukasa, patron du CNC.

En cette période cruciale, marquée par l’agression rwandaise, Kigali aurait multiplié des réseaux internes et externes dont l’objectif principal serait de déstabiliser les institutions congolaises. Le professionnalisme du CNC est mis en avant.

Grâce à son action de grande envergure, le Conseil national de cyberdéfense a contribué au démantèlement de plusieurs réseaux mafieux et à la neutralisation de personnes accusées de vouloir porter atteinte à la République. Ces opérations ont cependant exposé l’institution à de nombreuses attaques médiatiques et à des campagnes d’intoxication, attribuées aux agresseurs présumés, notamment le Rwanda, ainsi qu’à certains relais accusés de promouvoir le chaos dans le pays.

Le CNC affirme suivre de près l’ensemble des menaces, attaques et projets de désinformation menés sur les réseaux sociaux et à travers les systèmes numériques. Selon les autorités, ces actions reposent parfois sur l’utilisation de faux comptes ou de robots, dans le but de semer le chaos politique, d’instaurer la méfiance au sein de la population, de paralyser les systèmes étatiques et privés et de fragiliser les institutions. Autant d’actes considérés comme de graves atteintes à la sûreté de l’État.

Lisette Kabanga, haut cadre du CNC.

Comme toute nation souveraine, la RDC estime ne pas pouvoir traiter avec légèreté les questions liées à la sûreté nationale. À ce titre, toute personne, civile ou militaire, impliquée dans de tels projets a été interpellée et traduite en justice, conformément au principe selon lequel nul n’est au-dessus de la loi.

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Dans ce contexte de conflit, les autorités appellent la population au patriotisme et à la responsabilité, en particulier dans l’exercice de la liberté d’expression, aussi bien dans l’espace public que sur les plateformes numériques. Elles rappellent par ailleurs que toute personne impliquée dans un projet visant à déstabiliser les institutions de la République ou à porter atteinte à la sûreté de l’État s’expose à des poursuites judiciaires pouvant aller jusqu’à des accusations de haute trahison.

Par Kady Kadima