16/09/2026

Le Regard

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Fayulu estime que le contrôle technique semestriel des véhicules «ressemble de plus en plus à une arnaque»

Le contrôle technique des véhicules à Kinshasa suscite une nouvelle polémique. L’opposant Martin Fayulu dénonce une mesure qu’il juge particulièrement lourde pour les propriétaires de véhicules, notamment en raison de sa fréquence et de son coût.

Dans une declaration publiée sur son compte X officiel, il estime que ce dispositif «ressemble de plus en plus à une arnaque» et demande aux autorités de la capitale de justifier, chiffres à l’appui, la nécessité d’imposer un contrôle deux fois par an.

Porté par la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa -RFCK-, le contrôle technique obligatoire avait été officiellement lancé à Kinshasa le 29 septembre 2025 par le gouverneur Daniel Bumba, dans le cadre d’une opération prévue initialement jusqu’au 3 novembre.

Depuis, le mécanisme a été réaffirmé à travers l’arrêté ministériel n° VPM/MTVCD/CAB/085/2025 du 12 novembre 2025 et l’arrêté provincial n° SC/0072/CAB/GVK/DBL/2025 du 20 mars 2025. Ces textes rendent le contrôle technique obligatoire et semestriel, soit tous les six mois. En juillet 2026, la RFCK a accordé aux propriétaires jusqu’au 8 août pour se mettre en conformité, avant l’annonce d’un bouclage général à partir du 10 août 2026.

Sur le plan financier, les tarifs constituent également un sujet de contestation. Les montants varient selon les catégories de véhicules et peuvent atteindre 80 dollars américains, tandis que le contrôle des motos a été ramené à 30 dollars américains, contre 54 dollars auparavant, après une réduction décidée par les autorités provinciales en décembre 2025.

Pour Martin Fayulu, le problème n’est pas le principe même du contrôle, qu’il reconnaît comme nécessaire à la sécurité routière, mais la charge imposée aux ménages. À l’approche de la rentrée scolaire, il appelle ainsi les autorités kinoises à revoir à la fois la fréquence et le coût de cette opération. Une demande qui relance le débat sur l’équilibre entre impératif de sécurité routière et pouvoir d’achat des usagers.

René Kanzuku