La crise dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de prendre une tournure préoccupante, tant sur le plan sécuritaire que politique. Les autorités de l’AFC/M23, qui contrôlent plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, viennent d’annoncer une décision majeure : à compter du 1er novembre 2025, les documents de voyage délivrés par Kinshasa ne seront plus reconnus dans les territoires sous leur administration.
Parmi les zones concernées figurent notamment les villes de Goma et Bukavu. Le mouvement rebelle justifie cette mesure par un principe de réciprocité.
Pour autant qu’ils n’acceptent pas nos documents, nous n’accepterons pas les leurs », affirment les responsables de l’AFC/M23, qui renforcent ainsi la mise en place d’un système parallèle aux institutions officielles de la RDC
Dans un communiqué signé par son porte-parole, Laurence Kanyuka, la rébellion précise que tout ressortissant étranger souhaitant se rendre dans ces zones devra désormais obtenir un visa délivré par ses services. Les passeports et visas congolais ne seront donc plus valides dans les territoires contrôlés par l’AFC/M23.
Une exception est toutefois prévue : les étrangers ayant obtenu leur visa avant février 2023 ne sont pas concernés par cette nouvelle exigence. « Par souci d’équité et de justice, cette mesure ne s’applique pas aux personnes ayant obtenu leur visa avant cette date », a précisé Laurence Kanyuka.
Anicet Cito
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