La justice populaire, cette pratique qui s’est installée dans le quotidien des habitants de la ville de Goma n’a plus sa place, selon les autorités urbaines.
Ce lundi 24 février matin, lors d’une réunion de sécurité, Julien Katembo Ndjalieni, Maire établi par la coalition rebelle M23/AFC, a dénoncé avec fermeté ce phénomène qui, selon lui, «salit la valeur sacrée de la vie humaine».
Dans les rues de la ville volcanique, la scène est devenue banale : des foules en colère s’en prennent aux présumés coupables, souvent en plein jour ou sous la lueur de la nuit, devant un public inattendu – les enfants.
«Ces actes, perpétrés sous leurs yeux, alimentent l’indiscipline et la violence chez les plus jeunes », s’est alarmé le commandant de la police militaire, responsable des forces en ville de Goma.
Pour mettre fin à cette spirale, les autorités appellent à la retenue.
«Si vous attrapez un suspect, prévenez le chef du quartier, qui me le signalera», a plaidé le maire, insistant sur le rôle des institutions.
Car, se faire justice soi-même ouvre la porte à des dérives graves : des règlements de comptes qui se soldent par des morts inutiles, souvent celles d’innocents pris dans la tourmente.
Les chefs de quartiers ont désormais une feuille de route : sensibiliser sans relâche au respect de la dignité humaine. Une mission cruciale alors que la prison Munzenze, actuellement en travaux, s’apprête à rouvrir ses portes pour accueillir ceux qui devront répondre de leurs actes devant la justice officielle.
«Cette pratique doit disparaît et vite», a martelé Julien Katembo Ndjalieni.
La Rédaction
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