La musique congolaise est en deuil. L’artiste musicien et pasteur Charles Ndombasi Lassa, connu sous le nom de Carlyto Lassa, est décédé lundi 31 août 2026 à Cincinnati, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. L’annonce de sa disparition a notamment été relayée par le chanteur gospel Aimé Nkanu. Le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine de la République démocratique du Congo lui a également rendu hommage, saluant la mémoire d’une «voix marquante» de la culture congolaise.
Né le 15 janvier 1961 dans l’actuelle province du Kongo-Central et ayant grandi notamment à Kinshasa, Carlyto Lassa s’est imposé dans les années 1980 grâce à une voix reconnaissable, à la fois mélodieuse et mélancolique. Il évolue alors dans l’univers du TP OK Jazz, où il est associé à de grandes figures comme Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé.
Son interprétation du chef-d’oeuvre «Maya», une composition de Lutumba Simaro, contribue largement à sa notoriété auprès du public congolais. En 1986, il rejoint ensuite Choc Stars, formation majeure de la scène musicale congolaise, aux côtés notamment de Bozi Boziana, Debaba, Defao, Djuna Djanana et Roxy Tshimpaka.
Installé en France dans les années 1990, Carlyto Lassa poursuit son parcours musical et publie notamment, en 1996, l’album «Africa na Moto», dont est issu le titre intemporel «Makolo ya Masiya».
Son répertoire comprend également plusieurs œuvres qui ont contribué à sa renommée dans la rumba congolaise. Mais au tournant des années 2000, l’artiste opère une profonde réorientation de sa vie.
Après sa conversion au christianisme, il abandonne progressivement la musique profane pour se consacrer au gospel, au chant religieux et au ministère pastoral. Il publie notamment «La Reconnaissance» en 2001 et poursuit des collaborations avec plusieurs artistes chrétiens congolais.
Carlyto, une voix désormais inscrite dans la mémoire collective
Carlyto Lassa se trouvait à Cincinnati dans le cadre d’une campagne d’évangélisation organisée les 29 et 30 août lorsqu’il est décédé. Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas rapportées de manière concordante par toutes les sources disponibles. Sa disparition met fin à un parcours de plus de quatre décennies, partagé entre la rumba congolaise, la musique chrétienne et l’apostolat.

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