26/10/2026

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

RDC: Lamuka dénonce «l’enlèvement» de Prince Epenge à l’aéroport de N’Djili

La coalition Lamuka dénonce l’enlèvement présumé de Prince Epenge, président de l’ADD Congo et porte-parole de la coalition, survenu dimanche 25 octobre 2026 à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa.

Cette coalition de l’opposition affirme dans un communiqué publié le même jour, signé par son premier vice-président, Jean-Félix Nsenga, que l’opposant a été emmené par des individus non identifiés vers une destination qui n’aurait pas été officiellement communiquée à ses proches.

Elle dit ignorer son lieu de détention ainsi que les motifs de son interpellation et exprime ses inquiétudes quant à sa sécurité et à son intégrité physique.

Selon le même document, l’opposant Prince Epenge devait se rendre à Rome avec Martin Fayulu et Jean-Baptiste Kasekwa, vice-président de l’ECiDé, pour participer à une réunion de la Coalition article 64 -C64-.

Les services de la Direction générale de migration -DGM- auraient retenu les passeports des trois responsables politiques avant de restituer ceux de Martin Fayulu et de Jean-Baptiste Kasekwa, sans rendre celui de Prince Epenge, qui n’a ainsi pas pu embarquer.

Face à cette situation, Lamuka exige la communication immédiate du lieu où il se trouve, sa libération sans condition ainsi que la restitution de son passeport.

La coalition invoque les articles 17, 18 et 30 de la Constitution congolaise, relatifs notamment à la liberté individuelle, aux garanties en matière de détention et à la liberté de circulation.

«Abonnez-vous à notre chaîne WhatsApp»

Elle appelle l’opinion nationale et internationale, les organisations de défense des droits humains et les représentations diplomatiques accréditées en RDC à être témoins de cette affaire, estimant qu’aucune divergence politique ne saurait justifier une privation de liberté en dehors des garanties légales.

René Kanzuku