Il y a des gestes qui dépassent la valeur de ce qu’ils contiennent. À Kinshasa, l’opération «Tangisa mwana kelasi», placée sous la houlette du ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, en est une illustration parfaite. Le week-end dernier, plus de 2000 enfants réunis à Aqua Splash, à Limete, ont reçu des fournitures scolaires offertes par le ministre, également président de l’ASBL «Pesa moninga sourire».
Sacs, cahiers, stylos, gourdes et autres effets scolaires ont ainsi été remis aux élèves pour la rentrée scolaire 2026-2027. La cérémonie officielle de remise a eu lieu le 5 septembre 2026.
En offrant des fournitures scolaires, Eliezer Ntambwe n’a pas seulement fait un geste de solidarité envers des familles confrontées aux dépenses de la rentrée. Il a posé un acte qui peut se lire comme un investissement dans l’humain, consistant à donner à l’enfant les moyens d’apprendre aujourd’hui pour mieux contribuer à la société congolaise de demain.

Son message aux enfants révèle clairement sa vision, une conception de l’éducation fondée moins sur les objets que sur ce que l’enfant choisit d’en faire. «Les objets classiques n’apportent pas l’intelligence, ni l’excellence», leur a-t-il lancé, rappelant que les fournitures ne sont qu’un moyen et que l’excellence repose sur le travail, l’intelligence et la persévérance.
En souhaitant voir émerger parmi ces élèves «des futurs Félix Tshisekedi et des futures Judith Suminwa», le ministre projette ainsi l’enfant dans une perspective de responsabilité et de leadership.
L’éducation n’est plus seulement, dans cette vision, une affaire de cahiers remplis et de leçons apprises: elle devient un investissement dans les femmes et les hommes appelés à porter demain la société congolaise.
Le documentaire retraçant son propre parcours, présenté au cours de la rencontre, venait d’ailleurs donner une dimension supplémentaire à cet appel à la persévérance.

C’est aussi là que réside l’intérêt de «Tangisa mwana kelasi»: le geste matériel accompagne un message. Une élève bénéficiaire a expliqué être venue chercher des cahiers parce que sa famille n’avait pas les moyens de les acheter, estimant que cette aide lui permettrait de poursuivre son parcours scolaire.
De l’autre côté, un parent a également salué une initiative qui permet à certaines familles d’aborder plus sereinement les dépenses liées à la rentrée scolaire.
L’opération ne s’est d’ailleurs pas limitée dans la commune de Limete: des actions similaires avaient été menées quelques jours auparavant dans le district de Lukunga à Kinshasa et à Tshofa, dans la province de Lomami.
Pour ses initiateurs, ce geste d’Eliezer Ntambwe s’inscrit dans une logique de contribuer à l’éducation des enfants, en cohérence avec la dynamique de gratuité de l’enseignement portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans cette perspective, l’acte d’Eliezer Ntambwe prend une portée qui dépasse le contenu d’un sac d’écolier. Il rappelle une évidence souvent oubliée: la gratuité de l’enseignement ne supprime pas toutes les difficultés qui entourent la scolarisation des enfants.
Les cahiers, les sacs, les stylos et autres fournitures restent des besoins concrets pour les familles. Soutenir un enfant à ce niveau, c’est donc contribuer à lever, même modestement, l’un des obstacles qui peuvent peser sur sa scolarité.

Pour Bibiche Landu, membre de l’Action commune pour la République -ACR-, parti cher à Eliezer Ntambwe, «Tangisa mwana kelasi» est ainsi «une marque d’affection envers notre peuple» et permet de «planter une graine d’espoir dans le cœur de chaque élève».
Au fond, la philosophie qui se dégage de cette initiative tient dans une idée simple: aider l’enfant aujourd’hui pour lui permettre de construire demain.
Le cahier donné ne garantit ni la réussite ni l’excellence. Le sac offert ne produit pas, à lui seul, l’intelligence. Mais il peut permettre à un élève de franchir une difficulté immédiate et de se concentrer sur l’essentiel: apprendre.
C’est précisément le sens du message d’Eliezer Ntambwe devant ces enfants: les moyens comptent, mais ils ne valent que par la volonté de l’enfant de travailler, de progresser et de croire en ses capacités. Dans une société qui cherche à préparer sa relève, investir dans l’enfant revient finalement à investir dans l’avenir du pays.
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