L’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) a tenu, ce jeudi 23 octobre à Goma, chef-lieu de la province de Nord-Kivu une conférence de presse consacrée à l’évaluation du processus de Doha, initié en avril 2025 pour favoriser un dialogue et une cessation des hostilités dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le coordonnateur politique de ce mouvement, Corneille Nangaa, les avancées du processus restent limitées sur le terrain, malgré les engagements pris par les différentes parties. Il a déploré la persistance des affrontements et des violences qui continuent d’affecter les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le responsable de l’AFC/M23 a accusé les forces gouvernementales congolaises d’être à l’origine de plusieurs violations du cessez-le-feu, notamment des bombardements et des opérations militaires dans certaines zones sous tension. Ces accusations n’ont pas encore fait l’objet de réactions officielles de la part des autorités de Kinshasa.
Dans sa communication, Corneille Nangaa a également évoqué la destruction d’infrastructures et des déplacements massifs de populations, appelant la communauté internationale à renforcer la surveillance du respect des engagements pris dans le cadre des accords de Doha et du mécanisme de vérification du cessez-le-feu.
Le mouvement a par ailleurs condamné les récents bombardements signalés dans certaines zones minières du Sud-Kivu, tout en réaffirmant, selon ses termes, sa volonté de rester engagé dans la recherche d’une solution politique à la crise dans l’Est du pays. Mais Kinshasa n’a encore jusqu’ici fourni des éléments de réponse à cette communication des rebelles de l’AFC/M23.
Anicet Cito
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