Dans une tribune publiée à l’issue du 2ème Sommet national sur la francophonie économique, tenu les 22 et 23 septembre 2026 à Ottawa, au Canada, Isidore Kwandja Ngembo, Représentant de la République démocratique du Congo au Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie, appelle à repenser la Francophonie autour de l’influence, de la coopération et de la création de valeur.
Il place la République démocratique du Congo, le Canada et l’Organisation internationale de la Francophonie -OIF- au cœur de cette nouvelle ambition.
Réunissant plusieurs personnalités politiques et institutionnelles canadiennes, dont Mona Fortier, Marie-France Lalonde, Jean Charest et Brian Gallant, le sommet d’Ottawa a été l’occasion de réfléchir à l’avenir économique de l’espace francophone.
Dans sa tribune intitulée «RDC-Canada-OIF : pour une nouvelle ambition de la Francophonie », Isidore Kwandja estime que la Francophonie ne peut plus se limiter aux échanges culturels et linguistiques. Elle doit, selon lui, devenir un espace davantage tourné vers les investissements, l’innovation, le commerce, la mobilité des compétences et les opportunités offertes à la jeunesse.
Pour l’auteur, la RDC occupe une position particulière dans cette dynamique. Son poids démographique, sa jeunesse, l’importance de son marché, ses ressources et son potentiel entrepreneurial constituent, à ses yeux, des atouts susceptibles de contribuer à une Francophonie économique plus ambitieuse.
Le Canada pourrait, de son côté, mettre à contribution son expérience et ses réseaux économiques et institutionnels, tandis que l’OIF pourrait servir de plateforme pour rapprocher les marchés, les investisseurs, les entreprises, les universités et les talents. Une ambition résumée par une formule forte : passer d’une «Francophonie des mots» à une «Francophonie des résultats».
Le choix d’un tel plaidoyer n’est pas anodin au regard du parcours d’Isidore Kwandja Ngembo. Spécialiste des questions internationales et de coopération, il dispose d’une expérience à l’intersection de la RDC, du Canada et de l’espace francophone.
Il a notamment travaillé au sein de l’administration fédérale canadienne et s’est investi dans plusieurs dossiers liés à l’Afrique centrale et aux relations internationales. Son expérience dans l’organisation des IXes Jeux de la Francophonie de Kinshasa en 2023, dont il a dirigé le Comité national, constitue également un élément important de son parcours dans l’espace francophone.
Son profil donne ainsi une portée particulière à cette réflexion sur l’avenir de la Francophonie. À travers cette tribune, Kwandja défend une approche dans laquelle la langue française devient aussi un vecteur de développement économique, d’investissement et de coopération. Il voit dans le prochain Sommet de la Francophonie, prévu à Ottawa en 2028, une occasion de transformer cette ambition en engagements concrets entre États, entreprises, institutions académiques et sociétés civiles.
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