Après trois semaines d’apprentissage de la conduite d’excavateurs ou pelle mécanique, 35 jeunes, dont 4 filles, ont reçu leurs brevets de fin de formation ce vendredi 4 juillet 2025, au camp militaire de Ndoromo, situé à la périphérie de Bunia.
L’objectif de cette formation dispensée par le contingent bangladais de la MONUSCO, était de fournir aux jeunes de la ville de Bunia et ses environs, des connaissances et des compétences élémentaires afin de les aider à augmenter leurs opportunités d’emploi, dans une province où le chômage de masse touche particulièrement cette tranche de la population.
Il s’agit aussi, pour la MONUSCO, d’offrir une alternative à certains jeunes qui, faute d’occupation, succombent aux sirènes des groupes armés, qui recrutent généralement parmi les jeunes désœuvrés.
Arborant fièrement son « diplôme », Moïse Saukpa affirme avoir enfin réalisé son rêve : «J’ai suivi la formation à l’excavatrice initiée par les Bangladais. Premièrement, c’était un rêve que je voulais absolument réaliser : suivre la formation en machine excavatrice. Avant même que cette opportunité se présente, j’avais déjà l’intention de la suivre ailleurs».
Et d’ajouter : «Vu que l’occasion s’est présentée, j’ai décidé d’en profiter. Cela va m’apporter beaucoup de choses : d’abord une meilleure connaissance dans le domaine mécanique, mais aussi nous aider à mieux nous intégrer dans la société et à éviter les anti-valeurs… Cet encadrement va aussi permettre à la jeunesse de prendre conscience et d’arrêter de faire des choses qui n’ont pas de sens».
Moise poursuit en lançant l’appel aux jeunes qui ont rejoint les groupes armés à quitter la brousse pour suivre son exemple : «Nous disons à ces jeunes qui sont dans la brousse d’arrêter de poser des actes qui ne contribuent pas au bien du pays, et de venir suivre ce genre de formations qui leur permettra de prendre en charge leur avenir».
De son côté, Desange Munguromo Unyera a invité les jeunes filles à ne pas se résigner, et à faire preuve de résilience, notamment en suivant ce type de formations.
Elle a souligné : « L’avenir est incertain mais, mon message aux filles de la ville de Bunia, est de se donner corps et âme, car le travail est une valeur précieuse. J’encourage toutes les filles à suivre ce type de formations. La formation était gratuite, nous n’avons rien payé n’a rien, mais en retour, nous bénéficions des compétences acquises et des brevets obtenus».
Depuis le début de cette année, des centaines de jeunes de l’Ituri ont été formés par les différents contingents militaires de la MONUSCO à différents métiers : conduite des engins lourds comme l’excavateur, réparation de téléphones, vu climatiseurs, groupes électrogènes, ordinateurs, électricité, culture de pastèques, anglais et biens d’autres compétences utiles.
Thierry Bahati Rafiki
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