Les autorités provinciales de l’Ituri ont effectué, ce mercredi 15 octobre 2025, une nouvelle descente au stade moderne de Kindia, situé à près de deux kilomètres du centre-ville de Bunia.
L’objectif de cette mission conjointe menée par les chefs de divisions des Infrastructures et Travaux Publics ainsi que des Sports et Loisirs était d’évaluer les dégâts causés par les actes de vandalisme enregistrés récemment dans cette infrastructure sportive.
Selon les responsables, plusieurs casses et destructions ont été constatées après des tournois organisés ces dernières semaines, attribuées à des supporters incontrôlés de certains clubs locaux. Les autorités ont également profité de cette descente pour examiner les limites de la concession, souvent au cœur de litiges fonciers.
«Nous devrions faire une descente au stade pour constater et évaluer le niveau de la destruction méchante enregistrée, mais aussi la spoliation de la concession par certaines personnes », a déclaré l’ingénieur Kisembo Byakisaka Elias, chef de division des Infrastructures et Travaux Publics de l’Ituri.
À l’issue de la visite, l’ingénieur Byakisaka a annoncé la tenue prochaine d’une réunion d’évaluation afin de compiler un rapport complet qui sera adressé au Gouverneur militaire. Ce document détaillera l’état actuel du stade et proposera des pistes pour sa réhabilitation et sa sécurisation.
Cette descente est la deuxième en l’espace d’une semaine, après celle effectuée par la division des Sports et Loisirs, qui avait estimé à près de 50 % le niveau de vandalisme subi par le stade moderne de Kindia. Les autorités espèrent que ces inspections successives permettront de sauvegarder cette infrastructure sportive majeure, symbole du développement de la ville de Bunia.
Thierry Bahati & Justin Ndasi
Plus d'histoires
Ituri: le général-major Bruno Mandevu à Mambasa pour renforcer les opérations contre les ADF
Ituri: près de 80% des cas de traite des êtres humains liés à la pauvreté, selon une étude
RDC: dans son ouvrage «Gouvernance forestière dans la province du Maniema», le Prof Joseph Amuri appelle à une gestion durable des ressources forestières