18/01/2026

Le Regard

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Discours à la Nation: le Président Tshisekedi accuse le Rwanda d’avoir violé l’accord de Washington signé jeudi 04 décembre

Dans son discours sur l’état de la nation prononcé ce lundi 08 décembre 2025, le Président de la République Félix Tshisekedi a accusé le Rwanda de bafouer l’accord de paix signé jeudi 4 décembre à Washington sous la médiation du président américain Donald Trump.

Devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès au Palais du Peuple, le Chef de l’État congolais a affirmé que le Rwanda avait, au lendemain de la signature de cet accord, violé délibérément le cessez-le-feu, en bombardant notamment plusieurs villages et localités du Sud-Kivu, dont Kaziba, Katokota et Lubarika.

« Les Forces de défense rwandaises ont conduit des attaques à l’arme lourde depuis la ville rwandaise de Bugarama, provoquant de lourds dégâts matériels et humains », a déploré M. Tshisekedi.

Le Président Tshisekedi a rappelé que cet accord avait clairement préconisé :

  • Le retrait immédiat des troupes rwandaises de l’Est de la RDC,
  • Le démantèlement des groupes armés étrangers, y compris les FDLR,
  • La mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité chargé de superviser l’exécution, ainsi qu’un cadre d’intégration économique régional,
  • La cessation des hostilités.

Il a cependant réaffirmé l’engagement de la RDC à respecter l’accord signé tout en restant « vigilante, sans être pacifiste, lucide, mais résolument optimiste ».

Félix Tshisekedi a ajouté que la RDC garde foi en la voie diplomatique, sans renoncer à sa souveraineté, ni à la sécurité de ses citoyens.

« Je reste convaincu que ce tournant diplomatique, certes exigeant et parfois difficile, ouvre la voie à une solution où la paix est à portée de main ».

Des minerais de la RDC

Félix Tshisekedi a souligné dans son discours que la prédation sur les minerais stratégiques de la RDC avait été identifiée comme cause majeure de la situation qui prévaut dans l’Est du pays.

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« Qu’on ne s’y trompe pas : nous ne sommes ni face à un simple conflit communautaire, ni devant une guerre civile. Nous ne sommes ni face à une rébellion interne de plus. Il s’agit d’une guerre d’agression par procuration visant à contester notre souveraineté sur un espace hautement stratégique, riche en minerais critiques et en potentialités économiques déterminantes pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré.

La Rédaction