15/01/2026

Le Regard

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États-Unis: YouTube accepte de verser 22 millions pour mettre fin aux poursuites entamées par Donald Trump

YouTube va verser 22 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites entamées par Donald Trump après la suspension de son compte par la filiale de Google, consécutive à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, selon un document judiciaire publié lundi.

Le site de vidéos en ligne est la dernière plateforme à s’entendre avec le président américain pour solder un contentieux entamé en juillet 2021, après Meta et X (ex-Twitter).

Les avocats du chef de l’État ont indiqué que la somme serait reversée à un trust qui a notamment pour mission de financer la construction d’une gigantesque salle de bal à la Maison-Blanche.

Assaut du Capitole

Le 12 janvier 2021, YouTube avait suspendu le compte de Donald Trump au motif que l’ancien promoteur immobilier avait enfreint le règlement de la plateforme en appelant à contester physiquement le résultat du scrutin présidentiel de 2020. Le 6 janvier, des centaines de manifestants avaient pris d’assaut le Capitole pour protester contre l’homologation de la victoire de Joe Biden, un événement qui avait choqué les États-Unis et le monde et provoqué la mort de cinq personnes. YouTube n’avait rétabli le compte de Donald Trump qu’en mars 2023.

Également accusé par Donald Trump d’avoir injustement fermé son compte, Meta (Facebook) avait consenti fin janvier 2025 à s’acquitter de 21 millions de dollars pour éviter un procès, imité, quelques semaines plus tard, par X, à hauteur de 10 millions.

«Capitulation honteuse»
Dans le cas de YouTube, la filiale de Google (qui appartient lui-même au groupe Alphabet) n’a reconnu aucun tort et ne s’est pas engagée à une action corrective. Elle s’évite ainsi un procès, dont la date n’avait pas encore été fixée.

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Pourtant, de nombreux juristes ont estimé, depuis l’assignation, que les arguments juridiques de Donald Trump étaient insuffisants pour envisager une décision favorable devant un tribunal. YouTube, Meta ou X étant des entreprises privées, disaient-ils, rien ne les empêche de réguler le contenu qui est publié ou non sur leurs plateformes, ce principe primant sur celui d’une possible atteint à la liberté d’expression.

Avec Le Figaro