18/01/2026

Le Regard

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Fayulu fustigeant l’accord de Doha et insistant sur le dialogue interne: «Notre souveraineté n’est pas négociable»

«L’accord-cadre signé le samedi 15 novembre 2025 à Doha, au Qatar, ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. Les discussions de Doha devaient se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la Résolution 2773 des Nations-Unies et à la définition des modalités du cessez-le-feu et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants», a déclaré Martin Fayulu dans son discours à la Nation.

L’opposant congolais Martin Fayulu s’est adressé à la Nation depuis son cabinet ce mardi 18 novembre 2025 à Kinshasa. Dans son discours, le «Président Élu» a fustigé la notion d’«intégration économique régionale» en pleine crise sécuritaire.

Son message remet directement en question la politique actuelle du gouvernement, notamment suite à l’accord-cadre signé à Doha le 15 novembre 2025.

Parlant de la présence militaire étrangère sur le territoire de la République Démocratique du Congo, Fayulu se demande : « Comment peut-on parler de ‘coopération’ lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? ».

Pour lui, l’accord de Doha « ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable » et y voit même un «accord d’abdication».

«Aucun accord de prétendue « intégration économique régionale » ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées», tonne le Président de l’Ecidé.

Il insiste sur le dialogue…

Martin Fayulu  a, par ailleurs, lancé un appel direct au Président Félix Tshisekedi, l’invitant à œuvrer pour une « cohésion nationale véritable » en convoquant « sans délai le dialogue national inclusif ».

«Monsieur Tshisekedi, au nom de notre peuple, meurtri mais toujours debout, je vous invite à convoquer sans délai le dialogue national, sinon l’histoire vous tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec Messieurs Kagame et Kabila», prévient-il.

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Et de conclure: «Aucun accord extérieur ne saurait précéder la réconciliation des enfants du Congo rassemblés pour proclamer d’une seule voix la cohésion nationale».

René Kanzuku