«Si rien n’est fait, Kinshasa risque de disparaître, comme Babylone, Pompéi ou Troie», alerte le journaliste et responsable du média «Parole Écrite», lors de l’émission «Kinshasa, aujourd’hui et demain » produite par le média Zoom-Eco.
Vu la gravité de l’insalubrité de la ville-province de Kinshasa, le journaliste Barick Buema s’est inscrit en veritable patriote, appelant les autorités urbaines à responsabiliser la population en lui imposant des mesures coercitives pour l’assainissement de la capitale congolaise.
«Il ne faut plus compter sur la seule bonne foi des Kinois. Il faut les contraindre. Sans coercition, rien ne changera. Nous avons largement dépassé le stade de la sensibilisation. Arrêtons de balayer Kinshasa. Il faut également mettre fin à l’enfouissement anarchique des déchets», appelle-t-il.
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À l’en croire, Kinshasa produit environ 17 mille tonnes de déchets par jour. Le seul centre d’enfouissement se trouve à Mpasa, très éloigné de principaux centres de production des déchets.
«Environ 50 % de ces déchets sont plastiques. Kintoko, qui les recycle, n’exploite même pas 20 % de sa capacité. Il faut près de 15 millions de dollars par mois pour évacuer correctement ces déchets. Les recettes de la DRGK ne dépassent pas 5 millions de dollars», rappelle-t-il.
Et d’ajouter : «Nous avons proposé la création d’une taxe d’assainissement, intégrée dans chaque bouteille importée. Les fonds du gouvernement central destinés à l’assainissement (environ 1,7 million de dollars) restent irréguliers. Si rien n’est fait, Kinshasa risque de disparaître, comme Babylone, Pompéi ou Troie».
René Kanzuku
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