La tension monte à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication -UNISIC-, ex-IFASIC. Le comité de gestion dirigé par le recteur Kambayi Bwatshia essuie un refus catégorique de la Rawbank concernant une demande de découvert bancaire.
Ce rejet intervient dans un contexte de grogne croissante au sein du personnel enseignant, privé de primes depuis plusieurs mois.
Sur les trois mois de primes attendus, le comité de gestion aurait manœuvré pour verser laborieusement un seul mois au personnel administratif et à quelques assistants.
Espérant apaiser les tensions, le comité Kambayi sollicite alors un découvert auprès de la Rawbank afin de rémunérer les Chefs de travaux et les professeurs.
L’état de paie était déjà prêt, ne manquait plus que l’aval de la banque pour procéder à l’accréditation des comptes.
La réponse de Rawbank est sans appel: refus du découvert, motivé par une gestion jugée défaillante. Une source interne à la banque confie : « Nous avons observé des irrégularités dans la gestion des fonds de l’UNISIC. Accorder un découvert dans ces conditions serait irresponsable ».
Ce rejet ravive les critiques déjà nombreuses à l’encontre du comité de gestion. Plusieurs agents dénoncent une gouvernance opaque et inefficace. « Le fait même que le comité demande un découvert montre qu’il est à bout de souffle. Pourtant, à ce jour, 95 % des étudiants ont déjà payé leurs frais académiques. Comment expliquer l’incapacité à rémunérer les agents? », s’interroge un professeur rencontré sur le site universitaire.
Autre point de crispation : le comité Kambayi aurait réduit la période de paiement des primes de 12 à 9 mois, rompant avec une tradition bien établie à l’UNISIC. Malgré cette réduction, le comité peine à respecter le budget qu’il a lui-même adopté. « Ce comité a voté son propre budget, réduit les paiements à neuf mois, et pourtant il n’arrive pas à honorer ses engagements. Où est passé l’argent? », dénonce un cadre administratif sous couvert d’anonymat.
Ce nouvel épisode jette une lumière crue sur les dysfonctionnements internes de l’université et pose la question de la transparence dans la gestion des fonds académiques. Des dysfonctionnements maintes fois décriés et portés à la connaissance des autorités compétentes sans résultats. Tout le monde assiste, impuissant, à la descente aux enfers d’une institution jadis modèle en matière de gestion de ressources humaines et financières.
Landry Gombo
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