Chaque 1er août, c’est la journée dédiée pour la fête aux parents vivants ou morts. En République démocratique du Congo, cette journée est fériée et payée. Cependant, elle rappelle la reconnaissance des efforts consentis par les parents pour élever les enfants.
En Ville de Goma , la fête des parents à relever une question cruciale cette année. Il s’agit du dialogue familial. Plus d’un parent rencontré fustige la perte de cette culture. Des témoignages et opinions des parents et des enfants dans cette tribune en collaboration avec le parlement d’enfant en ville de goma.
« En principe, la fête des parents devait être un moment convivial avec les enfants. Pas pour une journée mais pour tout le jour. Le moment où les parents dialoguent avec leurs enfants. Mais ici chez nous à Goma, la culture du dialogue enfant-parent est en train de disparaitre», a confié Justin Bahati, père de cinq enfants dont deux filles.
D’autres parents attribuent cette absence de dialogue à la précarité de la vie.
« Ça fait plus de 10 ans que je n’ai pas eu à manger avec mes enfants à la maison ni même organiser une fête ensemble. Oui j’organise des fêtes de baptême ou encore de confirmation pour l’église catholique mais je me retranche pour aller partager un verre avec mes amis. Les difficultés aussi de la vie, parfois je pars au travail et je rentre très fatigué. Je laisse les enfants à la maison soit avec leur mère ou leur tante. C’est difficile dans ce sens d’avoir le temps de dialoguer avec les enfants », a répliqué Kasereka, père de 7 enfants dont 4 filles.
« Les parents n’ont pas le temps de jouer où de manger avec nous »
Les enfants de leur côté affirment que les parents n’ont pas suffisamment de temps pour eux.
« Je ne peux pas avoir de cadeau à donner à mes parents. Ma reconnaissance pour eux dépasse l’éternité. Je suis content d’apprendre qu’il existe une journée dédiée aux parents. Je crois qu’ils en méritent. Cependant, je déplore le fait que les parents n’ont pas assez de temps pour nous les enfants. Peut-être à cause de la vie mais ils devaient avoir du temps pour jouer avec nous, manger avec nous et aussi parler avec nous. », fait savoir furaha bisimwa, 16ans .
Adèle mahoro (14ans) demande aux parents de trouver le temps pour leurs enfants. Elle déplore le fait que sa grande sœur ait tombé enceinte à l’absence de ses parents.
« Ici chez nous à Goma, il y a beaucoup de filles de moins de 18 ans qui ont déjà accouché. Et parfois, leurs parents ne savent pas dans quelles circonstances, elles ont eu à contracter la grossesse. Ma grande sœur par exemple, est tombée enceinte quand papa et maman étaient tous étaient en voyage. Dès leur retour, ils ont constaté que ma sœur était déjà enceinte et puis elle n’a pas pu identifier clairement le proprio de la grossesse. Ça m’a fait mal car si mes parents étaient là, peut-être qu’ils pouvaient l’aider à avoir des bonnes fréquentations. Ma sœur a abandonné ses études et forcé à son âge de vivre dans son foyer avec un jeune garçon qui était encore élève », raconte-t-elle.
La fête des parents, un moment propice de dialogue familial
« Il est important pour nous parents de capitaliser cette fête nous dédier pour renforcer nos échanges au sein de la famille. Parfois nous nous disons par ignorance que manger avec les enfants c’est une affaire de moyens, nous nous trompons ! Manger avec les enfants c’est une culture de blancs, c’est faux ! Nous devons capitaliser ces moments pour savoir ce que pensent les enfants et avoir le temps de les recadrer. Aujourd’hui c’est regrettable de voir qu’un enfant possède des objets de luxe comme téléphone, habits … sans savoir leur provenance. Tout ça c’est lié au manque de suivi et manque de proximité entre parents et enfants », explique Madame mapera Miriam, enseignante à l’institut mont carmel.
Elle encourage les parents à capitaliser ce moment de fête des parents pour renforcer le dialogue au sein de la famille.
Anicet Cito
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