Les FARDC ont assiégé depuis la matinée de vendredi 10 juin 2022, la résidence du Professeur Alphonse Maindo sise l’avenue Abamba dans la commune Makiso. Inquiet de ce déploiement, le patron du Tropenbos International RDC a, à travers un tweet, alerté la situation précaire qui se tiendrait devant son domicile privé.

Après des réactions d’indignation de cet acte par Dismas Kitenge, défenseur des Droits Humains et du Professeur Ngute, président de l’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani – APUKIS- appelant à une manifestaton musclée contre ce simulacre, les activistes de Kisangani ont, à leur tour, lancé l’alerte de la violation des Droits de l’Homme.
Dans un communiqué officiel, lu par Jedidia Mabela, un fervent activiste prodémocratie, ce document nie l’existence des Rwandais (ADF-Nalu) dans la résidence du Professeur.
Très tôt le matin, Alphonse Maindo avait signalé au moyen de son compte twitter ce mécontentement : « je suis prisonnier chez moi pour un crime que je n’ai pas commis ».
En conséquence, les activistes des Droits Humains ont denoncé la manipulation des masses populaires destinées à ternir l’image du Professeur Maindo en lui collant cyniquement la casquette d’un «hote des ADF» dans le but non seulement de le discréditer, mais encore et surtout de lui attirer eventuellement un acharnement populaire.
À noter que dans la soirée de ce vendredi 10 juin, après une interpellation à l’Etat Major, le politologue indépendant Maindo a recouvert sa liberté.
Justice Kangamina Musingilwa/Kisangani
Plus d'histoires
RDC: membre du bureau national d’Ecidé, Paul Kasonga joint sa voix à celle de Martin Fayulu pour un dialogue national inclusif
La ville de Tshikapa menacée de ravins: Jephté Ngoy, cadre de l’Ecidé de Martin Fayulu, déplore l’absence de politique d’aménagement et de prévention
Nord-Kivu: un singe vervet albinos découvert dans le Parc National des Virunga