14/03/2026

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

Le MPCR de Mvuemba exige la libération sans condition de tous les prisonniers politiques et autres personnalités enlevées, avant tout dialogue

Dans une déclaration lue par son secrétaire général, Fabrice Ngabo Mukanire, lors d’une réunion tenue au siège national du parti à Kinshasa, sur la situation sociale, économique, humanitaire et politique du pays, le Mouvement du peuple congolais pour la République -MPCR- de Jean-Claude Vuemba exige la libération sans condition de tous les prisonniers politiques et autres personnalités enlevées par les services de sécurité ; la cessation immédiate des pratiques et méthodes terroristes pour se conformer désormais à la loi et la prise d’une série d’actes sincères pour rétablir la confiance et détente du climat politique, “condition pour accélérer le processus de paix tant attendu par notre peuple en vue de la tenue du dialogue national et inclusif susceptible de mettre fin à la guerre et rétablir l’Autorité de l’État sur l’ensemble du pays”.

Hervie Kiala


DÉCLARATION DU MOUVEMENT DU PEUPLE CONGOLAIS POUR LA RÉPUBLIQUE, MPCR

Chers compatriotes, notre pays est au bord du précipice et face à la menace de disparition de notre nation, le MPCR cher à l’honorable Jean Claude MVUEMBA LUZAMBA engagé dans l’opposition pacifique depuis 29 ans, a décidé de ne plus jamais se taire car le silence étant une forme de complicité.

Ainsi, après analyse de la situation générale du pays, les constats ci-après ont été relevés :
1. Sur le plan socio-économique et humanitaire
• La population est secouée par une destruction systématique de son pouvoir d’achat réduit de plus de 21% et obligée de surpayer à chaque dépense effectuée à cause d’une politique monétaire populiste conduisant à une appréciation artificielle de la monnaie ;

• Des embouteillages jamais connus à Kinshasa dans l’absence totale de la régulation créant un manque à gagner économique aux conséquences incalculables ;

• Plus de 5millions de déplacés des conflits armés de l’Est comme à l’Ouest du pays dans l’absence totale d’une politique de solidarité en faveur de nos compatriotes en errance et totalement abandonnée ;

• Des massacres contre nos populations civiles à Bukama et sans une enquête crédible ;

• Des massacres répétés contre la population dans le grand Nord-Est par les ADF alors que notre armées y mène des opérations de mutualisation de forces avec l’Armée ougandaise dont le responsable réclame ouvertement nos terres dans les réseaux sociaux ;

2. Sur le plan de droits de l’homme
• Des violations répétitives et flagrantes des libertés fondamentales marquées par des arrestations et interpellations arbitraires ;

• Des enlèvements des acteurs de l’opposition politique et leaders de la société civile pour cause d’opinions divergentes;

• L’exile forcé des acteurs de l’opposition et celui de notre président en constitue un exemple éloquent ;

• L’instauration de la peur, menaces et agression physique comme stratégie de discussion des voix discordantes ;

• L’instrumentalisation de la justice et des services de sécurité à des fins politiques ;

• La banalisation de ces violations historiques par le CNDH pourtant censé les dénoncer ;

3. Sur le plan politique
• La méfiance et la vengeance au lieu des actes sincères de décrispation du climat politique ;

• La négation de l’État de droit pour lequel notre parti a combattu depuis 1997 ;

• L’injustice sociale et le détournement des deniers publics dans l’impunité et protection mutuelle ;

• Le gaspillage de ressources publiques dans des voyages improductifs et des projets sans issue dans le seul but de saigner le trésor public ;

• La volonté manifeste du régime Tshisekedi à perpétuer les conflits et l’insécurité sur l’ensemble du pays pour rallonger son séjour illégitime au pouvoir ;

De ce qui précède, le Mouvement du Peuple Congolais pour la République exige :
– La libération sans condition de tous les prisonniers politiques et autres personnalités enlevées par les services de sécurité ;

– La cessation immédiate des pratiques et méthodes terroristes pour se conformer désormais à la loi ;

– Prendre une série d’actes sincères pour rétablir la confiance et détente du climat politique, condition pour accélérer le processus de paix tant attendu par notre peuple en vue de la tenue du dialogue national et inclusif susceptible de mettre fin à la guerre et rétablir l’Autorité de l’État sur l’ensemble du pays.

Fait à Kinshasa, le 27 Janvier 2026
Secrétaire Général
Fabrice NGABO MUKANIRE