19/06/2024

Le Regard

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Législature 2024-2028: Kamerhe le chouchou des agents de l’administration de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale était en ébullition lundi 29 janvier 2024. «Vital Kamerhe yonde ! Okotikala kaka awa ! Oyo nde ndaku nayo ! Zongela kiti nayo, le Pacificateur, VK le meilleur, Merci Papa…», criaient les agents de l’administration de l’Assemblée nationale dans la cour, lors de l’arrivée de Vital Kamerhe à la séance d’ouverture de la Session extraordinaire du début de la législature 2024-2028.

Costume bleu de nuit à rayures, chemise blanche concordée avec mouchoir de poche, cravate bleue bien serrée, charismatique avec sa barbe blanche, à la démarche déterminante, main levée en signe de salutation, Vital Kamerhe débarque lundi au siège du Parlement congolais pour marquer de sa présence en qualité de député national élu de Bukavu.

Pendant sa marche, de la cour du Parlement à l’hémicycle, le «Pacificateur Jusqu’au bout» a été applaudi mille et une fois par les agents de l’administration de l’Assemblée nationale, 15 ans après sa démission au poste du Président de la Chambre basse sous le Président Joseph Kabila. Ces applaudissements accompagnés des cris de joie ne sont pas passés inaperçus aux yeux de VK, le faisant ainsi réagir devant la presse.

«Ça, c’est le peuple qui a parlé. Ces agents, quand j’ai géré l’Assemblée nationale, ils savent que j’avais multiplié leur salaire par 10, tous les directeurs étaient véhiculés et le Secrétaire général. Je viens de le faire aussi au ministère de l’économie. Je l’ai fait partout où je suis passé. Je travaille pour le peuple tout en mettant au centre de mon action, mes prérogatives comme ministre de l’économie», a-t-il fièrement réagi.

Visiblement, ces fonctionnaires réclament le retour de Kamerhe au poste du Président de l’Assemblée nationale dans cette nouvelle législature. Dans sa réaction devant caméras, le patron du parti politique Union pour la nation congolaise -UNC- s’est dit n’être candidat ni pour la Primature, ni pour la présidence de l’Assemblée nationale, non sans préciser s’il est quand même preneur ou pas.

«Et maintenant que je suis élu député national, je vais défendre la voix du peuple, les désidératas du peuple. Je ne réponds pas aux provocations de réseaux sociaux parce que ma conscience est tranquille. À tous ces gens-là, je donne l’amour. Je les aime. Mais, ils doivent savoir que les postes de Premier ministre et du Président de l’Assemblée nationale, sont à la discrétion du Président de la République. Et, je ne suis candidat à rien du tout», a-t-il conclu. L’avenir en dira long…

René Kanzuku