Dans la journée du 5 avril 2024, un bon nombre des jeunes gens ont envahi les rues de la ville de Kisangani pour manifester publiquement face à la situation sécuritaire qui devient de plus en plus inquiétante avec une nouvelle vague des vols à mains armées.
Pacifique tout au début, la manifestation a pris une autre tournure dès l’arrivée des éléments de la police du commandement ville de Kisangani. Conformément aux prescrits légaux, toute marche pacifique et publique est régie par le principe d’information, chose qui a été faite avec succès auprès du maire de la ville, selon les organisateurs.
A leur arrivée, les éléments de la police nationale ont commencé par larguer des gaz lacrymogènes pour asphyxier les manifestants. Interpellés et extorqués, les militants ont connu le pire pour avoir dénoncé l’insécurité et réclamé la sécurité, ont-ils décrié.
Plusieurs structures et groupes ont constitué ces manifestants, dont la LUCHA.
Parmi les manifestants interpellés par la police et extorqués, figure le Docteur Germain MUKULANGANDO BETUMA, ancien coordonnateur de YALI RDC à Kisangani.
» Je ne pouvais pas rester insensible face à la résistance que manifestaient les éléments de la police, devant mes amis de lutte. Franchement les policiers n’ont pas accompagné la manifestation. Je suis médecin, je revenais de ma garde, ils m’ont tout pris, téléphone et porte-monnaie avec tout ce qui s’y trouvait, ce n’était pas moindre, mais il en valait la peine, c’était pour une cause noble », a déclaré le Dr Germain.
Joël Konalowo depuis Kisangani
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