Cinq jours après son accession contestée à la présidence du Pérou, Manuel Merino a décidé de respecter la volonté de la rue et de la classe politique, en démissionnant de ces fonctions, ce dimanche 15 novembre dernier.
Son départ intervient après une nuit de manifestation violemment réprimée par la police. Au moins trois personnes ont été tuées. Dans son message à la nation, le président démissionnaire appelle à la paix et à l’unité alors que le pays vit une crise politique sans précédent.
Cet ancien chef du congrès fut désigné par le parlement péruvien comme président par intérim du très populaire président Martin Vizacarra, destitué pour cause de corruption.
Manuel Merino n’a jamais reçu le soutien de la rue ni de la classe politique. Dès sa nomination, les appels à la démission se sont succédé. Sa prise de parole dimanche à la télévision, son message est accueilli par des scènes de liesse devant le siège du gouvernement à Lima.
Le parlement doit désormais désigné un nouveau président parmi ses membres.
John Mpongo
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