janvier 26, 2021

Le Regard

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RDC: le PRP encore fidèle… malgré tout

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Le tsunami politique qui ébranle sérieusement le Front Commun pour le Congo -FCC-, laisse le Parti cher au feu M’zee Laurent Désiré Kabila de marbre. Isolé de la gestion du pays pendant les 18 années de règne du régime Joseph Kabila à la tête de la RD-Congo, le Parti de la Révolution Populaire -PRP- n’entend pas… -jusque-là- rejoindre le bateau Union sacrée pour la nation du Président Félix Tshisekedi.
Pourtant, au PRP, les frustrations sont légions. Comptant une députée nationale, Jaynet Kabila, et deux députés provinciaux, dont l’un au Maniema et l’autre à Kalemie, le parti de M’zee LD Kabila a été pendant toutes ces années juste oublié dans la répartition des postes aussi bien au niveau du gouvernement central et des provinces que des entreprises publiques.

A l’entrée de son siège de l’avenue Uvira dans la commune de la Gombe, on est tout de suite frappé par le regard de LD Kabila, semblant plaindre l’abandon du PRP. Ce parti qui a lutté pendant de décennies avant d’arriver, avec l’aide d’autres forces, à déchoir, le 17 mai 1997, l’inébranlable Mobutu, en place depuis 32 ans et de rendre le pouvoir au peuple.

Pas de place pour le désespoir…

Malgré tout, pas question de tourner la veste, argue le discret, mais efficace professeur Jean Omeonga, secrétaire général du PRP, au téléphone du journal Le Regard. «Nous sommes constants dans nos valeurs idéologiques. Nous n’avons pas tenu une réunion pour quitter le FCC». Pour son parti, la priorité est dans les réformes profondes de la politique et dans le changement des animateurs.

Forte de l’idéologie du Soldat du Peuple, le PRP entend, sans le proclamer ostentatoirement, être le fer de lance d’un nouveau FCC. «Le PRP sera un parti phare dans l’avenir», lâche-t-il. Et de poursuivre: «Il va canaliser toutes les forces progressistes pour une meilleure gouvernance».
Dans cette logique, Omeonga, par élégance politique certainement, salue les efforts du Président de la République Felix Tshisekedi dans la lutte contre le détournement et la corruption -ndlr : même si cet engagement reste discutable pour beaucoup d’analystes-, mais aussi dans la relance du Service national laissé par M’zee Kabila. «Ce sont des acquis que le PRP veut concrétiser», explique-t-il.

A ce jour, le PRP survit particulièrement grâce au dévouement sans faille de ses dirigeants à la concrétisation de la vision de son initiateur Laurent Désiré Kabila. En principe, ce parti devrait être un patrimoine à plus d’un titre. Patrimoine familial parce que les descendants de M’zee, héritiers «idéologiques directs» ont géré le pays à la suite de ce dernier. Et ce, pendant deux décennies ou presque. Patrimoine national parce que M’zee Kabila qui a sacrifié toute sa vie, d’abord au figuré puis littéralement au propre, ne l’a fait que pour sa passion du Congo et de son peuple. Ce qui devrait être inscrit dans les cœurs de chaque Congolais.

Mais pour cela, il faut aujourd’hui une sensibilisation pour la réappropriation de M’zee par son peuple. Ce qui va au-delà de la célébration routinière des dates du 16 janvier 2001 et 17 mai 1997.

Hugo Robert Mabiala