Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ordonné la fin de la présence illégale des militaires et des policiers dans les sites miniers à travers le pays. Cette décision, annoncée lors de la 94ème réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue vendredi 10 juillet à la Cité de l’Union africaine, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance du secteur minier et de restaurer la confiance des investisseurs.
Devant les membres du gouvernement, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre un terme à toute occupation ou intervention non autorisée des éléments des forces de défense et de sécurité dans les zones d’exploitation minière.
Selon lui, cette mesure vise à améliorer la transparence dans la gestion des ressources naturelles, à garantir une meilleure traçabilité des minerais et à promouvoir un climat des affaires plus favorable.
La présence irrégulière de militaires et de policiers dans certains sites miniers est régulièrement dénoncée par les acteurs du secteur et des organisations de la société civile, qui y voient une source d’exploitation illégale des ressources, d’insécurité et de concurrence déloyale.
En ordonnant la fin de ces pratiques, le Président Tshisekedi entend réaffirmer l’autorité de l’État sur l’exploitation minière et renforcer le respect de la législation en vigueur.
Une réunion axée sur les priorités nationales
Présidée à la Cité de l’Union africaine, la 94ème réunion ordinaire du Conseil des ministres a également permis au gouvernement d’évaluer la situation générale du pays, notamment sur les plans sécuritaire, sanitaire et humanitaire.
Les membres du gouvernement ont en outre approuvé le relevé des décisions de la 93ème réunion ordinaire tenue le 26 juin 2026 avant d’examiner et d’adopter plusieurs dossiers portant sur l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’environnement et le développement durable.
La décision présidentielle sur les sites miniers apparaît toutefois comme l’une des principales mesures issues de cette réunion, dans un contexte où la bonne gouvernance des ressources minières demeure un enjeu majeur pour l’économie de la République démocratique du Congo et pour l’attractivité des investissements dans ce secteur stratégique.
René Kanzuku
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