La Fédération Nationale des Enseignants et Éducateurs Sociaux du Congo -FENECO/UNTC- a lancé samedi 30 août 025, un appel à tous les enseignants de la République démocratique du Congo pour le démarrage effectif de l’année scolaire 2025-2026 dès ce lundi 1er septembre.
L’annonce a été faite lors d’une assemblée générale organisée dans l’enceinte du Lycée Toyokana, dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.
Dans sa déclaration, ce syndicat reconnaît l’existence de nombreux problèmes qui minent le sous-secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et technique -EPST-, mais estime aussi que ceux-ci ne doivent pas justifier le blocage de la rentrée scolaire effective.
Il invite plutôt le gouvernement congolais à accélérer les démarches en cours afin de répondre aux attentes pressantes des enseignants et d’instaurer un climat social apaisé.
«Les problèmes sont bien réels dans le secteur : rémunération, statuts particuliers, octroi du numéro matricule, retraite honorable, soins de santé, lutte contre les antivaleurs, formation initiale et continue, gestion des élèves enceintes, différences dans la prime de gratuité, effectifs pléthoriques, interférences politiques, protection abusive de certaines banques, zones salariales, retards dans la délivrance des bulletins, ainsi que la situation des enseignants non encore mécanisés. Nous soutenons l’augmentation substantielle des salaires, à l’instar de ce qui a été accordé à la Police nationale et aux Forces armées», a déclaré la FENECO/UNTC.
Le syndicat a également dénoncé ce qu’il qualifie de « sabotage » de la part de certaines banques accusées de bloquer, sans justification, quatre mois de salaires pourtant déjà libérés par le gouvernement.
Affiliée à l’Internationale de l’Éducation, la FENECO/UNTC a par ailleurs adressé un message au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sollicitant une audience à l’occasion de la Journée internationale des enseignants, célébrée le 5 octobre de chaque année.
Selon le syndicat, cette rencontre permettrait non seulement d’exposer les revendications salariales, mais également d’échanger sur la nécessité de protéger le système éducatif contre toute influence politique négative, afin de consolider la gratuité de l’enseignement, considérée comme une conquête majeure à préserver.
Blaise-Pascal Bonduku
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