De Kinshasa à Ouagadougou, la peinture congolaise s’apprête à faire entendre sa voix autrement: par les couleurs, les formes et le regard singulier d’un artiste.
Du 18 au 28 septembre 2026, Baba Tshikama représentera la République démocratique du Congo à la 6ème édition des Rencontres internationales de peinture de Ouagadougou -RIPO-, au Centre culturel Naanego, dans le quartier Bilbalgho, au pays des hommes intègres.
Un rendez-vous artistique qui réunira une quarantaine de créateurs venus de 18 pays du monde au Burkina Faso, autour d’expositions, de résidences, d’ateliers, de panels professionnels et d’un programme de mentorat.

Derrière cette participation congolaise se dessine surtout un parcours nourri par la recherche et la transmission.
Formé à l’Institut des Beaux-Arts, où il a obtenu une licence en arts plastiques, Baba Tshikama s’est également spécialisé en ingénierie culturelle.
Sa peinture, principalement travaillée à l’acrylique et influencée par le divisionnisme post-impressionniste, s’intéresse à des univers aussi variés que l’école, l’éducation, l’adolescence, la pensée et l’amour.
Artiste, chercheur et formateur, il fait de la création un espace de réflexion autant qu’un moyen de partager avec les jeunes générations.
Au Burkina, ses œuvres porteront ainsi une part de cette sensibilité congolaise, dans une rencontre placée sous le thème «L’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème numérique».

Au-delà de l’exposition, les RIPO veulent faire de cette sixième édition un espace de rencontres et de circulation des idées. L’initiative, portée par l’Association pour la promotion des arts plastiques -APAP-, entend notamment renforcer les échanges entre professionnels, la professionnalisation du secteur et la mobilité des artistes africains.
La «Rue des Arts», l’une des nouveautés de cette édition, investira également plusieurs espaces d’Ouagadougou avec des expositions et diverses animations artistiques. Pour cette édition qui marque aussi vingt années d’existence des RIPO, le Mali et la Tunisie sont annoncés comme pays invités d’honneur.
La présence de Baba Tshikama prend dès lors une résonance particulière. Elle ne se résume pas à une participation de plus dans un agenda culturel africain: elle témoigne de cette circulation nécessaire des artistes et des imaginaires sur un continent où les créateurs cherchent de plus en plus à dépasser les frontières.
Dans la capitale burkinabè, le peintre congolais viendra, avec ses couleurs et ses thèmes, ajouter une nouvelle page à cette conversation artistique africaine.

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