21 ans jour pour jour depuis le massacre de 166 personnes membres du groupe ethnique tutsi congolais de banyamulenge dans un camp des réfugiés de Gatumba au Burundi frontalier avec la RDC, la nuit du 13 au 14 août 2004.
À l’époque, ce massacre a été documenté par Human Rights Watch (HRW) et des organismes des Nations unies. Deux personnes ont été nommément citées dans ce massacre : l’opposant burundais Agathon Rwasa – ex-chef des Forces nationales de libération (FNL) – et son porte-parole Methusela Nicobanye appelé Pasteur Habimana avait revendiqué ce massacre dans les médias avant de dire plus tard que sa voix avait été imitée par des comédiens selon ses dires.
Mercredi 13 août, les membres de la communauté banyamulenge ont commémoré cette journée en RDC notamment à Goma pour exiger que les auteurs de ce massacre soient déférés devant la Cour pénale internationale. Ils ont profité aussi de cette occasion pour parler de la situation de leurs villages : ils disent « vivre la même situation aujourd’hui ».
Le responsable de la communauté banyamulenge à Goma estime que la situation sécuritaire y reste sombre.
« C’est vrai que 21 années viennent de passer depuis que le massacre de Gatumba a été perpétré contre les banyamulenge. Malheureusement nous vivons la même situation aujourd’hui dans les hauts plateaux de Fizi, d’Uvira et de Mwenga. Depuis 2017, nous vivons une situation similaire, il y a plus de 1000 personnes tuées, plusieurs milliers de personnes blessées de guerre, les communautés se sont séparées, la communauté banyamulenge est restée dans un périmètre encerclé partout. Nous appelons la communauté internationale à agir, nous appelons le gouvernement à ne pas faire un blocus contre Minembwe et ses environs. La population de Minembwe a besoin de vivre comme tant d’autres communautés et d’accéder à tous les droits, comme tant d’autres . »
La communauté des Banyamulenge dénonce l’impunité totale qui règne depuis deux décennies et déplore le silence assourdissant de la Communauté internationale, notamment de l’ONU.
La communauté des Banyamulenge dénonce l’impunité totale qui règne depuis deux décennies et déplore le silence assourdissant de la Communauté international.
Anicet Cito
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